

Ce film est d'un kitsch fort sympathique. Tout le monde est soit un ange, soit un démon, les coïncidences s'enchaînent comme si new york comptait 14 habitants, et pourtant j'ai passé un bon moment. Ce qui fonctionne le mieux, c'est que la romance ne repose jamais sur de grands discours ou une passion dévorante. Elle naît simplement de deux personnes qui se traitent avec respect et bienveillance. On pourrait trouver ça ridicule, mais le film choisit la sincérité plutôt que le cynisme, et c'est précisément ce qui le rend aussi attachant. Les pouvoirs curatifs des romcoms des années 90 devraient vraiment faire l'objet d'études scientifiques.

A Silent Voice parle du harcèlement, du handicap, de la dépression, de l'anxiété sociale, du suicide, du pardon... mais ce qui m'a le plus marqué, c'est à quel point il comprend la solitude. pas celle d'être physiquement seul, mais celle de se convaincre qu'on ne mérite plus de regarder les autres dans les yeux. Ce qui m'a également marqué dans le film, ce n'est pas sa romance, c'est le fait qu'il refuse les rédemptions faciles. Un "désolé" ne répare pas des années de souffrance, et le film le sait. Il ne cherche jamais à effacer le passé d'Ishida, seulement à montrer ce que ça signifie de vivre avec la honte, la culpabilité et le désir sincère de devenir quelqu'un de meilleur. J'adore aussi que personne ne soit complètement irréprochable,chacun porte ses blessures, chacun fait du mal à sa manière, parfois volontairement, parfois non. Visuellement, le film est magnifique sans être démonstratif. les couleurs pastel, la lumière naturelle, les reflets omniprésents sur l'eau... tout dégage une douceur qui contraste avec la violence de ce qui est raconté. Et maintenant, je vais aller récupérer les litres d'eau que ce film a réussi à extraire de mes yeux (d'où le -0,5

Frustrant… Le film aurait pu être une vraie réflexion sur le fantasme occidental occidental de « tout quitter par amour ». A la place, il ne dépasse jamais son propre regard exotisant. Carola idéalise complètement une culture qu’elle ne cherche presque jamais à comprendre. Le problème c’est que le film ne prend jamais vraiment de distance avec son point de vue et finit aussi par enfermer Lemalian dans le cliché du mari violent et possessif. Résultat : un choc culturel réduit à une succession de dispute. N.b. : les paysages sont magnifiques

Très bon film quoique surcôté dû à son côté dramatique (mais n’en suis pas moins affecté). La vérité sorte-t-elle donc vraiment de la bouche des enfants ?