A Clockwork Orange
C'est vraiment un excellent film, en fait non c'est un vrai chef d'oeuvre.
Juste après un 2001 qui l'arrime définitivement au paysage de l'époque, il arrive enfin à développer une imagerie très forte. Et ce film est dans la continuité et explore un univers bien plus dystopique mais assez proche des années 80 et de son esthétique.
En effet on se situe dans le futur où une nouvelle drogue (sorte de lait) rend les jeunes accros à la violence et les rends complètement sadiques. Le côtés futuriste se traduit dans les costumes que porte les jeunes qui s'organisent en bandes : on suit des costumes blanc avec une sorte de coque pour bite avec des bretelles et des chapeaux melons et on croise des jeunes en treillis avec casques et lunettes. On niveau des décors on va visiter une prison au style brutaliste assez évocateur de l'autorité puissante et inflexible. On passe par un théâtre où l'on se plaît à prendre corps avec le spectateurs. On visite plusieurs fois une maison de classe moyenne avec des couleurs très années 80 et des canapés du même style. Le plus comme frappant, comme d'hab c'est les maison de classes supérieurs avec des sièges futuristes complètements fantasmés qui sont presque ridicules. Beaucoup d'endroits délabrés avec beaucoup de pauvreté qui transpire le désastre et l'effondrement.
Justement on se demande ce qui à bien pu se passer pour que cette société ce soit retrouvée dans cette situation. Le centre reste cette drogue qui rend fous les jeunes qui incarne ce problème et cette violence. Et cette folie est lise en scène par des regards de folie pure avec ce fameux plan d'intro, ce regard caméra terrifiant (beaucoup de choses se jouent dans le regard). Et par les ralentis quand Alex (perso principal) s'en prend au siens et cette accélération quand il s'en prend aux autres. Toute cette jeunesse montrée comme malveillante elle caractéristique de l'imagerie de cette époque (on est en 1971); le trauma de 68 et de cette montée révolutionnaire dans la jeunesse avec ce ras-le-bol de l'autorité et cette violence en réponse. On ne sait pas vraiment quoi penser quand on en sort : est on avec ces jeunes car le film satirise cette société et surtout le gouvernement (ce regard de politique complètement intéressé est également très important), l'autorité médicale qui a un comportement exécrable et la prison, l'autorité policière qui est également complètement inhumaine même si elle est bien nécessaire, d'un autre côté on a ces jeunes qui sont des bêtes voir des monstres, qui ne sont absolument pas glorifiés au contraire ils répandent le malheur et la souffrance par le viol et le lynchage.
On est dans une société presque cyberpunk, dans le sens où le sexe a une importance capitale : il est au centre du film en fait. Ce "va et viens" comme il l'appellent "in & out". On aperçoit ça par de nombreux viols et tentatives en tout genres. Aussi dans tout les tableaux qui ornes les maisons qu'on visite (toujours une bite quelque pars) avec des statues plus que phalliques et d'autres représentants des femmes dans des positions affolantes avec des objets sexuels. Pleins de tableaux représentants des phallus et des scènes pornographiques. On a droit aussi à la meilleur scène de sexe de tous les temps : Alex chope 2 jeunes femmes et les ramènes chez lui et ils baisent en x4 et c'est méga bien parce que lui s'en fous et vu que c'est tout flou et rapide bha nous aussi on s'en fous.
Bref pur chef d'oeuvre