mid90s
Dés la toute première scène et sa violente soudaineté, on se doute que ce premier film va être certainement réussi. L’heure vingt qui suit ne fait que de nous le confirmer. Parce que Jonah Hill a un sens de la mise en scène, parce que le parti pris de faire de nombreux plans fixes dans un format réduit fonctionne bien, parce que le parcours initiatique du héros est bien mené , parce que la bande son est excellente, parce que tous les jeunes acteurs (débutants) sont très justes, et que l’acteur principal (le plus jeune mais le plus expérimenté) est simplement hallucinant, sa rage d’adolescent et sa bonne bouille d’enfant, faisant un cocktail explosif. Un passage derrière la caméra abouti donc pour Jonah Hill, que l’on n’attendait pas forcément qui plus est, sur ce terrain là, et qui devient un cineaste à suivre.