Mandy
Difficile pour moi de rester lucide sur les qualités et les défauts du film que je m’apprête à regarder quand celui-ci s’ouvre sur mon morceau préféré de tous les temps. Pas hypnotisé par Starless (que j’ai trouvé un peu mal utilisée), je l’ai en revanche été par Mandy. Le film, à l’image du morceau de King Crimson, est lent, contemplatif, et n’hésite pas à prendre le temps d’expérimenter. Ça donne lieu à des séquences plus folles et ambitieuses les unes que les autres, dans des scènes très (voire trop) chargées en lumière, en saturation, en couleurs, et qui rappellent les périodes les plus jazz du roi cramoisi (et du rock progressif plus globalement).
Sur le fond ça reste un revenge movie très classique avec énormément de facilités. Mais c’est une expérience sensorielle tellement intense tant visuellement que dans le son, que ça n’a aucunement entravé mon appréciation du film.