Twilight
Voilà ce qu’on obtient quand Tarkovsky croise Béla Tarr et M le maudit de Fritz Lang.
Mon dieu, aujourd’hui je me disais que ça faisait + d’un mois et demi que j’avais pas mis un 5 étoiles et également 7 mois que mon top 4 n’avait pas bougé, et justement aujourd’hui je mets 5 étoiles et je rajoute un nouveau film à mon top 4.
Je le fais parce que devant une telle œuvre c’est nécessaire, une œuvre d’une beauté incroyable par ses plans longs, lents, mais remplis d’une atmosphère lourde après le meurtre de cette fillette de 8 ans. Et tout cela alimentée par une bande son qui est simple mais qui ressemble à des plaintes des enfers ou des bruits fantomatique qui s’allie parfaitement au film. Une atmosphère irrespirable où n’importe qui pourrait être l’auteur du crime en passant par celui qui a découvert le cadavre, à celui qui a des antécédent judiciaires lourds ou tout simplement un simple habitant de ce village reculé dans les montagnes Hongroises.
On devine ce pays évidemment car c’est le pays natal du réalisateur mais dans cette forêt épaisse ni indicateur de lieu où d’endroit nous est donné laissant croire que c’est un village oublié aux yeux du monde, perdu dans le temps et les arbres gigantesque. Notre seul indicateur est une croix, celle où est retrouvée le corps de l’enfant. Les personnages restent très mystérieux tout au long du film avec des intentions pas forcément claires même si le rapport a l’obsession est le sujet central du film, plus précisément l’obsession maladive.
Depuis tout à l’heure je parle de l’affaire sans jamais l’évoquer concrètement, une petite fille tuee par une lame de rasoir vraisemblablement par un « géant » avec un impair et un chapeau noir. Cette description alimente le fait que n’importe qui pourrait être l’assassin. Une vieille voiture est également mis en cause, une voiture ressemblant drôlement à celle de l’enquêteur, mais en même temps, comme d’habitude dans ce village, tout est pareil que ce soit les gens, les objets ou même le paysage.
Je ne peux en dire plus même si le film mériterait que j’écrive sans m’arrêter pendant 2h mais ce serait trop en révélé sur le celui-ci et j’ai déjà le sentiment de l’avoir fait ici. J’espère cependant vous avoir donné envie de voir le film, j’ai jamais ressenti un tel plaisir mêlé à du stress. C’est une claque immense dans ma cinéphilie qui ne fait que confirmer que le cinéma c’est ce que je veux faire et plus précisément le cinéma lent.