Découvert gamin par hasard après avoir insisté pour regarder la télé, quand mes parents ont dit "tiens y a un film réalisé par un des Monty Python ce soir". Bon, les images que j'ai vu ce soir me sont restées très longtemps en tête, et il aura fallu plusieurs années pour que je me décide à revoir le film. Grand grand film, qui a grandement contribué à construire mes imaginaires.
Découvert avant 2018. Gilliam je l'ai découvert sans le connaître via le collectif Monty Python donc, et déjà gamin je trouvais ça à mourir de rire. Revu un nombre indéfini de fois depuis, un des plus grands films comiques de tous les temps.
Découvert enfant, avant 2018. Deuxième incursion dans la filmo de Gilliam, et si j'ai vu et revu souvent celle-ci gamin également, on constate qu'on est sur quelque chose de beaucoup plus sombre : en poussant l'absurde, on peut vite arriver à du glauque, et cette fin terrifiante aura marqué ma vie d'enfant.
Vu en 2023 (probablement un visionnage tronqué enfant). Celui-ci est vraiment très bien, et après une série de découvertes décevantes m'a un peu réconcilié avec Gilliam (on a jamais été vraiment fâchés, j'étais juste un enfant un peu déçu de découvrir que tonton était moins cool et talentueux que ce qu'il pensait.
Découvert en 2022. Quelque part, je crois que je le confonds un peu avec Parnassus. Un signe que Gilliam se répète ? Assurément hélas.
Découvert avant 2018, revu depuis. Curieusement loin d'être mon préféré, si je lui reconnais son talent, le comparatif avec d'autres films de Gilliam ou avec La jetée reste trop à son désavantage.
Découvert en 2019. Je commence à ce moment à comprendre le "système" Gilliam et ses limites : un truc un peu goofy, cool, formaliste mais qui manque parfois un poil de fond. Tobey Maguire à jamais gravé dans ma mémoire.
Découvert en 2023. Enfin, l'arlésienne de Gilliam, qui a tant compté pour moi. Résultat ? Un film ok, qui ressemble à plusieurs de ses précédents, mais pas beaucoup plus. Bon voilà, toujours triste de se dire que le projet d'une vie n'aura occupé que 2h de la mienne, sans beaucoup la marquer.
Vu en 2024, termine donc mon exploration gilliamesque. Celui-ci catalyse tout le glauque de Gilliam, mais un glauque qui contient hélas tous les défauts de son réal qui empêche finalement d'y croire pleinement.
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