Vu en 2023. L'aboutissement complet de son cinéma, le film dans lequel sa forme exprime le plus essentiellement ce dans quoi il est doué : la fracture totale entre l'émotion à vif de personnages tordus dans des décors tous droits. Quelle émotion.
Vu en 2020. Mr Fox m'avait peu marqué mais L'île aux chiens m'aura grandement ému. L''envie de se promener dans cet univers, de rentrer dans l'écran pour pouvoir toucher, sentir ce qu'il s'y passe.
Vu en 2019. Pas revu depuis mais je garde en souvenir ces immenses scènes si belles, si touchantes, d'amour adolescent : pour Wes Anderson qui aime tant les personnages en décalage, un peu tordus, quoi de mieux donc qu'un amour adolescent ? A-t-il d'ailleurs déjà filmé autre chose en fin de compte ?
Vu avant 2018. Mon premier grand coup de coeur W. Anderson, sans doute éternel. Pas revu depuis si longtemps mais les images si iconiques de Paltrow ou de Luke Wilson n'ont jamais quitté ma mémoire. L'envie de tomber amoureux de tous ces personnages (de tous les persos d'Anderson en général ?).
Vu en 2023. Il suffit parfois de si peu pour faire un grand film, et Hôtel Chevalier en est un parfait exemple. Un des plus beaux plans de nus de tous les temps, rien que ça.
Vu en 2022. Je l'avais vu après une longe période sans m'être reconfronté à Anderson, et en appréhendant le film que beaucoup m'avaient décrit comme austère, d'une certaine manière. C'est là sans doute en effet son plus intellectualisant (merveilleux Chalamet en intellectuel, son meilleur rôle), mais le film est très réussi : on sent qu'il s'agit d'un dernier pas théorique à franchir avant l'aboutissement de son système ; Asteroid City reviendra à l'émotion la plus pure et permettra cet aboutissement.
Vu en 2024. Qui marque donc la fin de mon exploration avec W. Anderson. Si Bottle Rocket montrait déjà beaucoup d'aspects de ce qui fera W. Anderson, il(s) brillai(en)t aussi par sa(leur) maladresse. Dès le deuxième long-métrage, toute cette maladresse est envolée, et Rushmore est merveilleux.
Vu en 2023. Peut-être mon préféré de l'anthologie de 2023 mais à dire vrai, difficile de choisir tant le tout est cohérent. Nouvelle corde à l'arc d'un grand cinéaste.
Vu en 2020. Joli voyage initiatique tout doux. Essentiel surtout pour donner du contexte à Hôtel Chevalier, le véritable chef d'oeuvre derrière le film.
Vu en 2023. Qui, comme Le preneur de rats, permet d'explorer une veine horrifique terriblement efficace. On dirait une nouvelle de Maupassant.
Vu en 2023. La veine horrifique donc, ici incarnée par un Ralph Fiennes terrifiant.
Vu en 2023. Le plus long et peut-être celui que j'aime le moins de l'anthologie : plutôt que de l'émotion, ce qui me reste en tête est le génie des dispositifs de mise en scène mais j'ai besoin d'être touché !
Vu avant 2018. Sans doute le premier que j'ai vu. Je serais curieux de le revoir mais au-delà des spécificités Andersonniennes, il ne m'avait pas séduit outre-mesure.
Vu avant 2018. J'en garde un souvenir un peu faible (par comparaison au reste de la filmographie) mais trop lointain pour que j'ose croire que ce souvenir soit fiable.
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