
Mon premier film de ce réalisateur Valdimar Jóhannsson et la première fois que je vois Noomi Rapace à l'écran. Quelle performance ! C'est un film très planant, très contemplatif. On est littéralement aspergé par le décor islandais : ces énormes montagnes enneigées d'une beauté sans nom. Je suis toujours attiré par les films des pays scandinaves, car en générale, leur image est souvent froide et poétique. Le problème de ce film réside surtout dans le fait qu'il n'accepte pas de faire de la poésie, il s'en remet à la littérature jeunesse. Il donne tout au lecteur, et surtout la facilité de compréhension. C'est tellement dommage. Je retiens donc un film qui a un discours super touchant, super intéressant mais qui se rend facile, ce qui n'est ni utile, ni agréable. On a presque l'impression que le réalisateur nous prend pour des bêtes. Le réalisateur refuse la métaphore et préfère plutôt l'horrifique. C'est tellement bête comme idée. On aurait aimé mille fois plus que le récit reste dans la métaphore. On aurait pu y voir ce qu'on a compris depuis le début du film ou même d'autres idées : la perte d'un enfant (oui) mais aussi d'autres idées comme le rapport entre l'Homme et la nature - la nature reprenant toujours ce qui lui est de droit. Mais non. On voit ce qu'on avait déja compris dès le début du film. Au lieu de laisser la chèvre devenue domestiquée comme telle, le réalisateur préfère ajouter des jambes et des bras humains ainsi qu'un petit corps humain à cette chèvre. Tout cela dans l'idée de rendre accessible l'idée qu'il a derrière la tête. Très bien. Mais j'avais compris, je n'avais pas besoin de cette personnification. Bref. Je conseille tout de même ce film par son idée, ses plans et sa beauté. Mais, on retient surtout qu'il aurait pu être incroyable, mais qu'il n'est que bon. On retient aussi une bande son très appréciable, qui amène vraiment quelque chose au récit, du suspense, de la peine, du rythme (dans un film qui se veut lent).Et on retient évidemment le jeu d'acteur de Noomi Rapace. Résumé pour carnet : Chapitre 1 : on découvre un couple, qui vit à la ferme en montagne. On apprend qu'ils ont perdu leur enfant (une fille Ada). Ils s'occupent des animaux, et des agneaux et moutons. Marià tape sa tête contre un agneau et le tue presque. A partir de là, elle se prend d'un amour maternel pour lui. Elle trouve un enfant en ce Lamb (agneau). Le petit Lamb devient l'enfant qu'elle avait toujours désiré, mais qu'elle a perdu. Mais très vite, la famille se fait embêter par la mère brebis de l'agneau qui vient faire chier à bêler devant les fenêtres toute la nuit. Chapitre 2 : Peter arrive à la ferme dans des circonstances assez spéciales, il se fait dégager d'une voiture avec des crapules et jeter dans la montagne. Au même moment où il arrive, il voit Marià au loin tuer la mère d'Ada. Il fait connaissance d'Ada, on voit qu'elle a un corps presque complètement humain, sauf la tête. Il hallucine.Peu à peu, il accepte.Il fait du rentre dedans à Maria, femme de son propre frère Ingvar. Mais, elle refuse les avances. Chapitre 3.Maria va se recueillir sur la tombe de sa fille décédée, qui s'appelle Ada (nom qu'elle a donné à "son" agneau).Peter semble avoir accepter Ada.Tout semble bien.Mais Ada et le chien semblent interpellés par une créature. Le chien se fait tuer par cette dernière. Nous ne savons pas encore de quoi il s'agit.Tout va bien, mais pendant que Maria ramène Peter à un bus pour qu'il dégage, Ada et Ingvar retraverse la montagne pour réparer le tracteur. Le tracteur avait rendu l'âme la veille. Ingvar n'arrive pas à le réparer, il retourne donc avec Ada à la maison.Maria revient à la maison, mais plus personne n'est là. Elle est paniquée. Elle entend un coup de feu et à archi peur.C'est Ingvar.Un espèce de Bouc mi bouc-mi humain lui a tiré dessus et a repris Ada.La nature a repris ses droits. Le film se termine par un plan sur Maria qui nous regarde à travers la caméra. HONNETEMENT, JE NE SAIS PAS TROP QUOI PENSER DE CE MOMENT. Veut-elle nous montrer qu'elle regrette ? Veut-elle nous montrer que ce qui vient de se passer est la métaphore directe de ce qui s'est passé avec Ada version humaine et qu'elle a donc compris ? Bref, une mère qui a perdu son enfant, trouve en ce lamb un remplaçant et crée donc ce même traumatisme et mal-être à une autre maman (une brebis).

C’est sans aucun doute le meilleur documentaire « éducatif » que j’ai vu de ma vie. Pour une raison simple, jamais un documentaire m’a autant conforté dans mon idée que la pornographie est tant un pêché, qu’une immondice de notre monde. Ca me conforte aussi dans mon idée qu'il faut arrêter de penser que travailler dans ce secteur, c'est être libre et être en possession de son corps. Cet argument a un nom : le piège du libéralisme/capitalisme. On voit bien que ce monde fait des femmes des objets. La femme et son corps ne sont utiles que pour la société de production qui pourra faire de l'argent, et si la femme n'a pas le corps adéquat pour la société, alors elle sera soit reléguée dans des rôles de merde, soit invitée à partir. Il faudrait montrer ce documentaire dans les lycées, cela permettrait aux jeunes hommes en particulier (qui s’éduquent par la pornographie), que tout est faux. Comme lorsqu’on regarde un Rambo, tout est faux, tout est construit, et des hommes prennent pourtant tout cela pour modèles.On voit que la pornographie n’a rien à voir avec un espèce d’art qui permettrait de dessiner, d’observer, de mettre en valeur les courbures des corps et leur poésie. Ce n’est pas non plus du cinéma au sens noble du terme, on ne cherche pas à provoquer des émotions, on ne cherche pas à rendre un hommage à la beauté du monde. On cherche simplement avec le porno, à faire de l’argent, vendre un rêve de merde à des jeunes femmes et des jeunes hommes (souvent issus de l’immigration qui n’ont que ça pour vivre).Le plus marquant dans ce documentaire réside dans les regards. On dit souvent que « les yeux sont le reflet de l’âme ». Malheureusement, ce documentaire nous montre à quel point, les actrices sont totalement vides, ne ressentent rien, paraissent ailleurs, paraissent détachées. Ca m’a fait énormément de peine, parce qu’à chaque plan où l’on voyait une femme, je savais d’avance que dès que la caméra de tournage s’arrêtait, elle allait retourner en elle (prendre du recul et penser à sa propre condition) et se sentir comme vide.Le truc aussi troublant, c’est ce réalisateur qui de façon parfois très violente, très virulente, donne les ordres aux femmes. Le frérot se prend pour Godard et se met à inventer un scénario sur le plateau de tournage. Il y a aussi cette scène où l’on reprend l’esthétique de la « milf », dans laquelle, le réalisateur arrête la caméra et explique à l’actrice comment tenir un pénis pour que ça fasse mieux - pendant quelque chose comme cinq minutes, il lui dit comment prendre le pénis, comment le tenir, où mettre sa langue, l’angle à prendre…Je retiens surtout quelques scènes marquantes.La première : une scène de « levrette », où l’on voit que le réalisateur filme le visage de l’actrice qui gémit pendant que l’acteur tape dans ses mains pour faire croire qu’il effectue l’action sexuelle. L’actrice fait semblant de crier, l’acteur fait semblant de faire l’amour (de « baiser » dans le langage pornographique).La seconde : une scène de » faciale » où le réalisateur rajoute du lubrifiant, demande à l’actrice de cracher et de faire de la mousse pour qu’on voit que son visage est recouvert de sperme. Les acteurs eux même ne comprennent pas vraiment, car ils viennent tous les deux d’éjaculer.L’un des acteurs dit : "ça fait vachement factice", le réalisateur répond : «tu ne sais pas ce qui se vend toi, bien sûr qu'ils achètent les mecs"On a aussi une scène avec de multiples pauses, avec que des fausses actions. On voit que dès que la caméra s’arrête, les acteurs, mais surtout les actrices, sont détachées et vides. Après, le documentaire permet de voir de nombreuses esthétiques. Des esthétiques reprises pour assouvir des fantasmes de potentiels spectateurs – parce que cela vend mieux !-> « esthétique teen » et ajout d'un accent russophone (fabrication). (Dans cette scène, l'actrice pleure, on ne comprend pas si c’est hors caméra ou pour le film).- « esthétique du puceau (gay) (et noir) » - une scène qui me gêne énormément. Pourquoi ? Parce qu’on voit un jeune homme qui a 19 ans, qui est persuadé qu’il sera un jour comme le réalisateur, et qu’il pourra enfin trouver une petite amie. On voit le réalisateur lui vendre le rêve de la pornographie, et même invoquer des arguments de merde comme « tu baiseras pleins de femmes », « tu sortiras de ta condition d’ouvrier ». Mais lui qui veut attirer des femmes se retrouve à faire des scènes homosexuelles. Il dit : "j'aimerai bien gagner en assurance pour voir les filles de mon lycée"Le réalisateur lui dit : "une fois que ça part sur internet, tu ne peux pas trop contrôler où ça va car les mecs se repiquent les scènes"Il ajoute : "t'as pas une énorme bite, t'as une bonne bite, donc tu dois être technique"On y voit aussi les débuts d'Anna Polina- on se moque de sa petite poitrine. J’en ressors avec un questionnement, que je pose aussi à moi-même en tant qu’homme : les hommes sont-ils excités par les bruits, l’idée de faire l’amour ? Non parce qu’on comprend bien que tout est simulation dans la pornographie, alors pourquoi ça nous excite tant ?

Le niveau de génie et de lucidité qu'il faut avoir pour filmer la préparation de son propre chef d'oeuvre sans s'en rendre compte ! J'ai découvert l'année dernière, un film qui m'a réellement changé : Thérèse. J'ai adoré ce film, du début à la fin, chaque scènes, chaque mots, tout est Beau. Je ne comprenais pas si c'était mon amour pour Thérèse qui faisait que j'aimais autant ce film ou le génie d'Alain Cavalier.J'ai maintenant ma réponse : Alain Cavalier aime autant Thérèse que je l'aime et c'est pour cette raison que son chef d'oeuvre m'a autant parlé. En 14min, notre génie national trop ignoré par notre population, explique comment écrire le scénario, comment imaginer les plans, comment faire face au doute, comment faire face à la page blanche, qui était Thérèse Martin devenue Sainte Thérèse de Lisieux. Il travaille avec tellement d'amour, on comprend bien - ce qu'on comprenait déjà avec son chef d'oeuvre, mais encore plus en pouvant avoir accès à sa préparation, qu'il aime Thérèse. *Par pitié, n'attendons pas qu'Alain Cavalier rejoigne Thérèse pour regarder tout d'un coup ses films !!!!* Compilation des moments exceptionnellement beaux et remplis d'amour : "ça pourrait être un écran dans une salle, et là c'en est pas un c'est une feuille de papier, je suis metteur en scène de film, et là j'écris mon scénario" -> il utilise l'espace gauche pour l'image, l'espace droit de la feuille pour l'image. Puis, il dessine les plans du film sur des feuilles blanches A4. "pfff encore le blanc sur la feuille, l'immobilité, le silence, la solitude, alors que le cinéma c'est la couleur, le mouvement, le bruit, le travail de groupe" "l'ennemi absolu, c'est le doute" "est-ce que je parviendrai à faire partager l'émotion que je ressens" "serais-je à la hauteur de ce qu'as été Thérèse" --après, il montre toutes les photographies de Thérèse prises par Soeur/Mère Agnès.Il dit en voyant l'une d'elles : "Thérèse, là qui m'interroge, j'essaie de lui répondre" Après, il nous montre sa maquette de la cellule de ThérèseAprès, il nous montre le Carnet Jaune et lit des extraits. Après, il nous partage un entretien avec une actrice pour le rôle, alors que le scénario n'est pas terminé. Je crois qu'elle n'a pas eu le rôle, elle ne ressemble pas à la Thérèse de son oeuvre final. Et là, toujours dans l'extase, dans l'apothéose, dans le génie qui caractérise Alain Cavalier, il dit ceci pour clôturer le court métrage : "en fait, ce que je veux filmer, c'est la dernière période de la vie de Thérèse, à partir de son premier crachement de sang" ET LA, il ajoute : "Reviens ! Reviens vers le pain" EN GROS : la caméra qui filmait la ville par la fenêtre, descend vers un bout de pain.J'y vois clairement une métaphore évidente et digne de Cavalier : "reviens vers le Pain" = reviens vers le Christ. En finissant comme ça, il rend le meilleur hommage à notre Thérèse qui est proche de son amoureux.

Je vais commencer par la fin, comment tu peux faire autant de merde sur 1h40 et pourtant avoir l'audace de faire une scène annonciatrice d'une suite ?? - En effet, maintenant, la Marionnette a pris possession de Vanessa, comme par hasard. Ma première question existentielle de 2026 sera la suivante : suis-je sadomasochiste ? Non parce que s'infliger cette daube, cela en est très proche. Aucune cohérence scénaristique, ce n'est pas tellement une suite vue que cela ne tient pas avec le premier opus, aucun suspens, aucunes scènes à retenir, aucun jeu d'acteur à retenir, aucun moment où j'ai pu frissonner, aucun moment où je me suis exclamé "stylé les animatroniques". Un film qui résume bien le cinéma actuel en général, servir le capitalisme, faire de la thune. C'est du gaspillage d'électricité à ce niveau là honnêtement. Ca va plaire aux enfants de 10 ans un peu rebelle, et encore ! Tout le film tient sur le scénario suivant : Finalement, lapin jaune qui est mort et qui dirige les animatroniques, on s'en fout. Maintenant, la petite Charlotte est morte en voulant sauver son amie. Les adultes s'en fichaient d'elle quand elle se plaignait d'avoir vu un animatronique. De ce fait, cela légitime le fait qu'elle désire maintenant tuer tous les adultes du monde ! Les animatroniques piègent Abby pour sortir du restaurant (le premier restaurant, parce qu'en fait le scénariste a compris qu'il fallait inventer une histoire de plusieurs restaurants parce que sinon ça fonctionnait encore moins). Bref, ils sortent, ils tuent quasiment personne parce qu'en fait ils tombent dans un piège tendu par Mike. Ils viennent chez eux, prennent Abby en possession. Mais une boite à musique enlève la possession. Et hop, les anciens animatroniques de la génération précédente tuent les animatroniques de la nouvelle génération (...) Et encore autre plot twist,: bah en fait lapin jaune est mort, Vanessa a plus son père de merde, mais en fait, on découvre qu'elle a un frère qui veut suivre les pas de son père., Mais, il a l'air pas très intelligent. Et en fait, vu qu'on se fout encore de notre gueule, Mike décide de finir le film en disant qu'il ne veut plus parler à Vanessa car elle lui a pas parlé de son frère. Et en fait encore une fois un plot twist exceptionnel : bah la Marionnette prend possession de Vanessa et permet de faire une scène pour ouvrir sur un troisième opus MAIS IL FAUT ARRETER DE SE FOUTRE DE NOTRE GUEULE MONSIEUR ! Là où dans le 1, on avait un côté un peu émotion : Mike parle aux enfatns des animatroniques grâce à son frère mort ou je ne sais quoi et sa soeur parle à travers des dessins et je ne sais quoi, bah là on a rien à part DE LA MERDE. Rien ne se passe, vraiment rien.Même les animatroniques ne servent quasiment à rien.