


Portrait d’une femme forte indépendante refusant le modèle patriarcal profondément ancré dans la société sénégalaise. Permettant à Ousmane Sembène de dépeindre les deux populations qui se confrontent alors : Ceux qui ont su profiter du néocolonialisme libéral (ou plutôt du capitalisme généralisé) d’un côté, ceux qui insistent à conserver les principes ancestraux de l’autre. Le film introduit une nuance intéressante au message du réalisateur : La colonisation permet cette mise en perspective, cette remise en question de préceptes que l’on ose pas interroger. Le capitalisme est ici présenté comme une force en faveur de l’émancipation des femmes par le pouvoir d’achat et donc social. Pour autant il faut aussi rappeler que ce même capitalisme libéral est à l’origine de nombreuses inégalités sociales profondes, comme le rappelle Pierre Bourdieu notamment dans *Sociology Is a Martial Art*. Plus encore, en Europe ce capitalisme d’abord au service des hommes a servit d’instrument pour assoir une domination masculine injuste en privant les femmes de l’accès au travail, comme l’alerte Virginia Woolf.

*Mamma Mia!* mais sans les musiques et avec le génialissime Pierre Richard…

Le passage d’animation fortement inspiré de The Beatles et *Yellow Submarine* incroyable ! Comédie longue à démarrer. Mais dont l’absurde des différentes situations est amusant.