
Tw : archives personnelles, yapping excessif et reviews full premier degré ‼️

Ma grand-mère préférée, je l’aime trop c’est vraiment ma reine. C’est tout doux, et en même temps si juste dans son regard critique. C’est plein de vie, dans l’enjouement d’Agnès pour les différent.es glaneur.euses et dans le partage du quotidien des plus dépourvus. Et puis j’ai adoré ces petites variations, toute la poéticité des commentaires, les patates en forme de coeur… Non vraiment que c’était beau et juste et important. Et puis ces effets de montage dans la confrontation des différents points de vue, celui officiel et celui des glaneurs, c’est tellement plein d’une douce malice mon dieu que je l’aime. Et puis quel magnifique autoportrait, là aussi c’est hyper touchant dans le focus sur ses cheveux blancs qu’elle peigne méticuleusement ou les gros plans sur sa main, et cette « entrée dans l’horreur » : > Non non ce n’est pas* ô rage*, non ce n’est pas ô désespoir, ce n’est pas *ô vieillesse ennemie*. Ce serait peut-être même vieillesse *amie*, mais tout de même il y a mes cheveux, et mes mains, qui me disent que c’est bientôt la fin. Peut-être j’ai pleuré, on sait pas hein.

Et bah c’était pas bien hein. J’ai vraiment l’impression de m’être fait tunnel pendant 2h par un mec qui me raconte ses délires (enlever une meuf, la droguer et devenir proxénète pour policier, visiblement) et ses différents bad trips dans une accumulation insipide. En fait je sais pas comment le mec qui faisait partie de Monty Python et qui a fait *Brazil*, qui donc, normalement, devrait savoir manier des dialogues et l’univers du rêve - pas si éloigné de celui du trip - arrive à pondre ça. Les seuls passages intéressants se trouvent quand il lâche son rythme effréné de con, pour se poser un peu sur la désillusion du mouvement hippie mais franchement c’est 2 minutes dans un film qui, à part ça est vraiment vide. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant fait chier devant quelque chose au cinéma quoi. Les blagues tombent toutes à côté, en plus d’être beaucoup trop longues et répétitives, la violence du film est purement gratuite et n’apporte rien d’autre qu’une auto-satisfaction des trips sadiques de Gilliam, et mon dieu les acteurs ne jouent pas bien quoi : on a compris que tu faisais le reptile pour mimer les effets de la drogue Johny Depp, c’est bon tu peux retourner faire caca sur le lit de ton ex-femme (#methodacting). Après grand respect à toute l’équipe technique, notamment pour les décors c’est du bueno, mais à vrai dire c’est un peu tout ce qu’il y a à sauver, et ça ne suffit vraiment pas à justifier une telle horreur. Et puis cette fin faussement profonde qui voudrait te faire croire que le film porte un vrai message et n’est pas juste un large exercice d’onanisme prolongé. Mais bon, tuez vos idoles hein, c’est pas grave (et allez voir *Brazil*, ou revoir les Monty Python, plutôt que cette horreur mon dieu).

Entendre la version originale de *Love is All Around* et se rendre compte que la version chantée par Bill Nighy (*Winter is all around*) en est une reprise, c’est un peu ma sortie de l’enfance en réalité #déniaisement … J’ai eu du mal à accrocher au début, notamment à cet humour pas fou fou (anglais) mais en fait on se laisse prendre par le film, et j’aime assez le côté doux-amer qui plane tout le long - même si la fin n’échappe pas au topos. Mais bon en réalité, tout ce que je viens d’écrire n’a aucune valeur car je suis juste A M O U R E U X de Hugh Grant dans son era romcom 1990-2000… (ou je voudrais être lui, ce qui revient au même au final….)

Je ne verrai plus jamais le sous-sol de l’Espace Niemeyer du PCF de la même façon… Visiblement dans mon era horreur en ce moment (Hélio est à Paris quoi). En vrai je crois que j’ai bien aimé, je connais pas de fou les backrooms donc je pense que ça peut aussi aider mais pour le coup je trouve le film beaucoup plus prenant et intéressant, dans sa tension permanente, dans ses non-dits, dans son refus du schéma classique et évident du film d’horreur, qu’Obsession (oui je suis toujours dans mon irréconciliation avec Obsession, oui…). Et même j’y allais aussi clairement pour Renate Reinsve, mais c’est vraiment pas elle que je trouve la plus magnétique dans le film - même si elle joue bien hein, tout va bien. Mais pétard la performance de Chiwetel Ejiofor c’est du mucho bueno. Bref je deviens expert de cinéma d’horreur, voilà hésitez pas à me demander des conseils 🤓 (a vu deux films dans sa vie)