Daisies
Si je pouvais dire un milliard de choses sur ce film je le ferai.
Deux jolies filles qui arnaques des vieux mecs pour bouffer un maximum, boire de l’alcool et s’amuser toute les deux.
Les musiques sont juste parfaites, le rythmes du film absolument parfait, les transitions, les couleurs, leur voix, le principe même d’être un film d’ode à la jeunesse et à l’amusement.
C’est tellement rafraîchissant, simple, mais complexe dans la composition (1966 le film quand même rappelons-le, on a du mal à y croire).
Je l’aime d’amour ce film. Je pense que je pourrai le regarder un million de fois et l’aimer encore.
Bref, soyez simplets, arnaquez des vieux pervers, bouffez un maximum (tout ce qui vous passe sous la main), faites des batailles à coup de ciseaux, rigolez fort et allez nager.
Bon ça c’était la forme, maintenant parlons plutôt du fond (attention un peu de spoil)
Ce film plus qu’être une ode à la jeunesse et à la liberté fait surtout office de « cache misère ».
Je m’explique, ces deux filles vivent dans un pays en guerre, d’ailleurs la première scène c’est une explosion, à la suite de ceci elles disent elles même globalement que « si le monde est fou, soyons folle nous aussi ».
Donc en réalité tout ce caractère très enfantin, à faire des conneries leur sert surtout d’écran pour ignorer et se cacher la vérité de l’horreur qui les entourent. Elles décident de mener une existence insouciante pour survivre dans une réalité où tout s’effondre autour d’elles.
D’ailleurs la scène de fin, quand le chandelier leur tombe dessus, est suivit pas encore une fois une explosion qui, pour moi, nous ramène à la réalité, même si elles essayent au maximum d’ignorer ce qui se passe, la violence finit par les rattraper, tant dans l’injustice de leur situation (parce que rappelons qu’elles arnaques des vieux pour pouvoir manger), et dans ce voile cache misère qu’elles se mettent devant les yeux.
VOILÀ pourquoi ce film est génial, à consommer sans modération