Queer
Luca Guadagnino signe encore un film profondément sensoriel, où le désir – thème central de beaucoup de ses œuvres est traité avec une justesse rare. tout se passe dans les longs regards, les silences. Une représentation queer à la fois subtile et bouleversante.
Visuellement, c’est splendide. La photo est travaillée avec une vraie sensibilité… Le Mexique n’est pas juste un décor : on le ressent, il habite le film. Comme dans Call Me by Your Name ou A Bigger Splash, on est totalement transporté, et on veut juste se retrouver la bas.
Le coté expérimental assumé dans la mise en scène m'a beaucoup plu . C'est le genre de film ou on ne comprend pas tout mais ou on se prend une claque ! Je suis contente de l'avoir vu plusieurs fois car il y a plusieurs sous lectures, et on comprend de nouvelles choses à chaque visionnnage. Ce film est si captivant!
La bande-son est incroyable. Elle ne se contente pas d’accompagner : elle donne une bouffée d'émotions, elle amplifie les non-dits.
Un film puissant, qui marque par sa beauté, son étrangeté, et sa sincérité.
Avec Queer, Guadagnino approfondit cette veine sensorielle et viscérale qui fait tout le charme de son cinéma. On retrouve ce regard charnel, obsessionnel, sexy, baigné d’un romantisme inquiet, toujours à la frontière entre désir et douleur.
Guadagnino notre père, tu m’as encore eu