Ran
J’ai revu Ran, inspiré du Roi Lear de Shakespeare que j’ai lu juste avant. J’ai appris que Ran voulait dire chaos en japonais et ce mot correspond au film, car c’est une apocalypse que Kurosawa nous montre (surtout qu’il craignait une fin du monde nucléaire à cette époque), mais une apocalypse maîtrisée, car comment penser différemment quand on voit cette façon dont il manipule les couleurs pour rendre le champ de bataille clair pour le spectateur. C’est le désordre mais on ne peut s’empêcher d’y voir une harmonie. Et que dire de ces plans du ciel qui reviennent régulièrement dans le film, représentation parfaite du Dieu absent dont le film nous parle en permanence, tout comme cette scène finale qui est au point culminant du pessimisme et qui nous dit que l’homme est seul face à ses erreurs et qu’il n’y a personne pour les réparer à sa place.