The Devil
« J’ai toujours voulu être danseur »
Il est facile de reconnaître ici Zulawski lorsqu’on a déjà vu au moins un de ses films, tout d’abord via son évidente adoration pour le théâtre que l’on ressent bien ici, mais aussi face à la présence de thèmes récurrents comme la folie ou de l’ambiguïté du terme moralité.
Ce film raconte donc comment un homme est rendu fou par le Diable qui ne le voit que comme un moyen de s’amuser. Tout comme dans On the Silver Globe, nous avons droit à une mise en abyme à travers une pièce de théâtre (Hamlet) se jouant face aux personnages, mais elle est particulièrement intéressante, car elle traduit les craintes et les insécurités de Jacob, le personnage principal (sa jalousie grandissante par rapport à sa fiancée, à sa mère, etc).
L’intention du film est claire : le Diable n’est qu’un homme, il n’est qu’une représentation de nos pires vices que nous avons créés pour nous rendre innocents. Ce qui est assez fascinant aussi c’est la figure de la nonne, évidente représentante du bien, qui reste immobile et n’agit pas, ne dit rien, effarée, ne sachant que faire face aux atrocités commises par les hommes.