
ce film est vraiment une lettre d’amour aux marginaux et je pense que c’est pour cela qu’il reste très cher dans mon cœur

si quelqu'un m'avait un jour dit que j'allais essentiellement passer mon temps à visionner des films centrés autour de dynamiques de pouvoir entre plusieurs parties et que la nature de ces liens allait majoritairement être sexuelle, je n'aurais été pour rien au monde surprise. la performance des deux acteurs principaux est vraiment riche et corrobore tout à fait l'atmosphère que le film installe : maggie gyllenhaal a une énergie instable et propre à elle dont elle tire entièrement profit ici pour incarner son personnage, sa vulnérabilité, et on ne peut que saluer l'effort. elle joue lee d'une précision marquée et elle lui apporte toute la nuance nécessaire pour qu'on s'attache à elle. maintenant, james spader. que dire de lui ? il m'a plus d'une fois mise mal à l'aise et surprise dans The Office, et je vois que ç'a a été toute la trajectoire de sa carrière depuis le début. freak since 1960, et we love him for that. il personnifie mr. grey nerveusement - de manière gauche, presque - et je pense que c'est ce qui fait qu'on achète son jeu : son personnage n'est pas l'archétype d'un sadique apathique sans une once de bon sens mais bien d'un avocat dont ses excentriques lui évoquent autant de sens que dégoût envers lui-même : cette dichotomie apporte alors beaucoup de profondeur à sa performance qu'on retrouve très bien sur son visage, et là où christian grey sonne creux et provocateur, e.edward grey sonne authentique et intéressant. deux très bons acteurs qui réussissent très bien à charger une scène ensemble : leurs personnages sont maladroits et timides, mais ça marche simplement entre eux et c'est ça qui occupe notre attention. bien que le jeu ait été très bon tout du long, je pense sincèrement que ce qui a vraiment élevé le film, c'est toute la partie implicite. j'ai adoré l'utilisation de la couleur violette, les feutres rouges, le symbolisme des orchidées (énorme potentiel- utilisez plus de fleurs dans vos films s'il vous plaît), et juste tous les détails des décors et costumes qui nous aident vraiment à percevoir l'évolution de leur dynamique entre eux, mais aussi leur évolution personnelle (surtout lee : plus le film avance, plus on comprend qu'elle se libère et que son aisance avec la réalité s'améliore) ; tout ça forme une vraie cohésion dans le film et le rend tout à fait iconique dans son genre. je pense sincèrement avoir quelque chose avec les films qui utilisent la sexualité comme allégorie de la Liberté, et je ne veux pas savoir ce que cela raconte de moi. toujours mitigée par rapport à la fin, je pense que je dois encore y penser et la laisser germer dans mon esprit mais énorme coup de cœur pour le travail réalisé dans la bande-son du film (même personne qui a collaboré plus d'une fois avec David Lynch, et je pense que c'est suffisant pour comprendre que la musique est géniale) qui peut me faire l'ignorer aisément. I'm afraid freaks were matched to a point that is a menace to society and I'm so here for it.

hate Anderson’s guts but felt great watching it on a big screen for the first time

While the cases of AIDS/HIV and the term "gay plague" were arising in the late 80's and 90's, Paris is Burning was exactly what the world needed under the aftermath of Reagan's presidency. This documentary unravales the intracacy of the New York ballroom culture : Jennie Livingston and her team do an amazing job at putting light (both literally and figuratively) on each of their stakeholders by clearly letting them share their thoughts without not once trying to influence their Truths. Livingston sat patiently and offered her camera as an attentive ear; each actor had their own experiences of blackness and queerness (specially the divergences in their takes on transness) and this documentary made a great job at not invalidating any experiences but rather portraying a grand tapestry of facts that could coexist within the same discourse. Although this film is not the only documentary made on this subject at that time, it still upholds a special place in every queer person's heart to this date. Paris is Burning is a beautiful love letter to the ballroom circuit and its irrevocable intersectionality with blackness and queerness.