Stalker
Ma grand-mère qui s’endort sur les 20 dernières minutes du film honnêtement on lui en veut pas car elle a accepté moralement de se confronter à la lenteur poétique et aux thèmes philosophiques si particulier et si cher au cinéma de Tarkovsky.
Après 2 ans sans rewatch, je pense qu’il était finalement plus que temps de rappeler à mon moi d’aujourd’hui par quelle porte d’entrée je suis arrivé dans le cinéma que je côtoie depuis un petit moment déjà : Stalker.
Il est évident qu’en tant que jeune cinéphile, la première chose qui nous marque avec ce film est son ambiance : pesante, lente, calme, qui animent un esthétique magnifique et quasi mystique autour de cet intrigue confondue entre rêve et réalité.
Loin de moi l’envie d’en faire une analyse très poussée alors je vais me limiter à quelques mots sur le ressenti que j’ai eu aujourd’hui. Cette manière que le film a de solliciter des symboles visuels constamment, d’évoquer la nature humaine de manière si abstraite au travers des dialogues mais également plus concrètement via ses personnages, ce questionnement permanent sur la place de l’homme dans le monde, la quête du bonheur, la place de l’art…. c’est ce qui me plaît dans le cinéma : il me bouscule, me questionne, me marque et génère des émotions et des pensées, et c’est un immense plaisir ahah