Raw
Ayant vu le dernier film de Julia Ducornau il y’a peu je voulais revenir à son premier film qui pour moi reste le meilleur.
Au passage il m’a rappelé à quel point j’aime beaucoup cette réalisatrice et le souffle qu’elle redonne au cinéma de genre. Son approche est brute mais très humaine et Grave au delà du cannibalisme pourrait très bien n’être qu’un Coming of age movie, un film sur les traumatismes intergénérationnels familiaux ou même un film sur le traitement des animaux et l’animalité.
Sur fond de gore elle produit un récit viscéral délicieusement perturbant qui ne laisse personne indifférent. Que ce soit l’espace austere de l’école vétérinaire, son bizutage et ses fêtes outrancières ou la composition musicale organique qui se superpose sur les instincts des personages, Ducornau permet de nous immiscer au sein d’un univers aux rouages huilés où les pulsions et désires font rage. Tout cela sans pour autant nous empêcher de comprendre et s’identifier aux personnages qui sont profondément similaires à nous au final: naviguant entre insécurités, désires, compréhension et acceptation.