Kagemusha
*“Rapide comme le vent, silencieux comme la forêt, féroce comme le feu, immobile comme la montagne.”
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ÉNORRMMME MASTERCLASS lâchée par Kurosawa avec des plans tout juste wow grâce à la diversité des couleurs tout simplement hallucinantes. Littéralement la définition de passer level 1 à 1000 sur Mafia City version japon féodale.
On arrive à s’attacher au protagoniste qui est passé d’un simple voleur à doublure d’un des seigneurs les plus puissants du pays. Les dilemmes de comment interpréter une personne qui était tout en haut de la chaîne social, la pression des guerres, gérer une armée etc… Permettent à ce film d’être tellement riche en terme de scénario. Tout en combinant : humour, séquences émotions et surtout une mise en scène lors des batailles magistrale alors qu’il n’y a presque aucune vraie scène d’affrontement. Mais la manière d’aborder l’arrivée de l’armée, avec ces centaines d’acteurs tous déguisés minutieusement et en plus une colorimétrie dingue, te laisse scotché sur ton écran.
Le film est littéralement le précurseur de Ran, dont certaines scènes que j’ai trouvées mieux exécutées d’ailleurs. Le délire avec les factions du Feu, du Vent et de la Forêt, chacune avec un chef et des accoutrements différents pour se réunir autour du leader suprême incarner par la faction de la Montagne, c’est extrêmement stylé. Certes, Kurosawa a réalisé des films plus aboutis mais ça reste personnellement un gros gros coup de cœur pour un film qui mérite plus de buzz.
PS : Même en le regardant sur un site de streaming avec une qualité très moyenne, la claque visuelle a bien été administrée.