Persona
Mais c’est quoi ce truc de golmon là. Le film arrive à être complexe tout en ayant un fil conducteur très brut, que ce soit dans les scènes avec les deux protagonistes ou dans les moments psychédéliques apportant de la profondeur à l’histoire.
Déjà, le film est beau visuellement malgré le noir et blanc de l’époque, avec des jeux d’ombres de niveau très, très élevé. Les deux actrices sont tellement bien ancrées dans leurs personnages, notamment grâce aux nombreux gros plans. J’ai vu que très peu de Bergman pour l’instant, mais je peux déjà ressentir sa patte dans la façon de construire l’histoire, comme dans Autumn Sonata, avec une ambiance théâtrale et calme, sans musique, pour laisser place à la puissance des mots dans les conversations secrètes, rendant ces scènes marquantes et iconiques.
Le thème de la tromperie, du désir caché et, bien évidemment, de la famille est aussi présent, voire beaucoup plus. Le film reste ambigu sur certains aspects, mais pas comme du David Lynch : toutes les infos sont données directement à l’écran, de manière brutale mais toujours mystérieuse. Bref, un cours de philo quoi.
PS : Mention spéciale au xylophone de con qui m’a harcelé les oreilles pendant les cinq premières minutes.