Red Beard
Ce film est la définition de ce qu’il y a de pire et de meilleur chez l’humain. 3h de mise en scène magnifique, de jeux d’ombre parfaitement maîtrisés, de personnages complexes, mais surtout de performances mémorables et puissantes.
Le film va à la fois mettre en lumière les atrocités de la société du Japon de l’époque, mais aussi évoquer les grands malheurs de l’homme comme le chagrin, l’amour et la pauvreté. Le tout à travers nos deux personnages principaux, qui sont deux médecins essayant de ramener une touche d’humanité et de gentillesse.
La première moitié à huis clos est vraiment intéressante, on est en pleine immersion dans la médecine de l’époque, montrant ses qualités mais surtout ses défauts graphiques et visibles. L’une des plus grandes forces du film reste surtout l’enchaînement des scènes de récit en plan fixe bien Kurosawa, où plusieurs personnages vont raconter un par un, leur passé troublant et extrêmement touchant à l’hôpital. Puis la seconde partie, beaucoup plus dynamique, avec l’introduction de plein de personnages comme la fille qui lache elle aussi une grande prestation, incarnant les conséquences de ce que l’humain peut faire de pire, et qui essayera de retrouver son humanité. Peut-être l’un des films les plus poignants que j’ai jamais vus.