Silence
“It was in the silence that I heard your voice.”
Déjà sans même regarder le film, quand tu vois le réalisteur, les acteurs et le pitch du scénario, tu sais que tu va assister à une grande masterclass. Certes il a bidé au cinéma, peu de gens le connaissent, quelques critiques ne sont pas unanimes et ce film n’est pas pour tout le monde. Aucune musique, ni de scène d’action, le cœur du film est centré sur les émotions des personnages et les dialogues.
Évoluant en plein Japon féodal à travers ces grands paysages filmés en plan fixe et large pour donner l’impression de vivre à travers un tableau. Scorsese va montrer le principe fondamental de la religion à travers plusieurs aspects, notamment avec la dualité entre le christianisme arrivant comme une nouvelle vague sur les terres d’un Japon extrêmement attaché à ses traditions et coutumes surtout à travers le bouddhisme. Mais aussi jusqu’à sa remise en question, ses différentes branches qui se rapprochent et sa relation personnelle avec ses croyants. Tellement de moments marquants et extrêmement puissants avec beaucoup de références aux récits religieux et surtout certains passages qui feraient croire à une intervention divine.
Adam Driver, Liam Neeson et les acteurs japonais réalisent un boulot honorable mais la véritable star reste Andrew Garfield qui signe son meilleur rôle à mon goût. Incarnant un prêtre portugais essayant de renforcer la foi à des paysans dominés par les forces de l’inquisiteur puis qui va se retrouver alors, dans un périple biblique sur la voie d’un énième martyr qui regardera à travers ses yeux l’évolution et le défi constant de garder la foi en lui, de jamais renoncer malgré les horribles obstacles et décisions à prendre. Je m’attendais à beaucoup de ce film et il m’a clairement pas déçu.