



Ce film c'est un tel amas de choses qui vont et qui ne vont pas qu'il en devient difficile à digérer. À la manière d'un Indiana Jones, ça commence en plein dans l'action. Daniel, le gentil, est poursuivi par des méchants venant d'une méchante organisation avec plein d'écrans et ou tout le monde est habillé en noir. En parallèle, Margaret, présentatrice météo, se découvre des capacités hors du commun après qu'un cardinal rouge soit entré dans son appartement. La première partie oscille entre film d'espionnage et thriller d'action. Le tout fonctionne assez bien grâce au fait que les motivations des personnages restent en partie secrètes. On a pas encore de réponses à nos questions, on ne sait pas la manière dont les deux situations parallèles vont se rejoindre et c'est ce qui nous tient en haleine. Quelques scènes d'action/course poursuite réussies (celle du train par exemple). Le problème ? Toute la tension fini par retomber et le film perd tout son intérêt. À partir du moment où Daniel et Margaret se rejoignent et que l'on sait à peu près tout ce qu'on ne savait pas au début, on commence à mieux distinguer ce qu'il reste en dehors de l'intrigue : un film laid qui additionne les mouvements de caméra inutiles pour cacher son manque d'idées de mise en scène. Les VFX sont affreux, tout fait très faux, particulièrement les "animaux" qui sont encore moins réalistes que ceux du live action de Blanche Neige. La lumière fait complètement artificielle (non, mettre de la lumière partout n'est pas le seul moyen de montrer à quel point les aliens sont des êtres divins). D'ailleurs, j'ai trouvé le rapport entre les extra-terrestres, Dieu et la religion beaucoup trop frontal. Certes, Spielberg n'a jamais été très subtil et a toujours mythifié les aliens (cf la moitié de sa filmo), mais ici tout fait très naïf. La naïveté se justifie par le fait que le film se veut être une sorte de conte ou une reprise des grands mythes de création, mais il aurait fallu aller beaucoup plus loin pour qu'elle ne paraisse pas malvenue.

Pas terrible mais ça reste un petit plaisir. Comme le 4, suite difficile à justifier après la conclusion du précédent. Alors que tout va bien dans le meilleur des mondes, les parents de Bonnie lui achètent Lilypad, une super tablette qui vole la vedette à tous les autres jouets. Sans surprise, le film s'achève sur la morale inintéressante et facile du "avec modération". On reprend juste la recette scénaristique habituelle et on la met en phase avec l'époque. Le récit est très basique et plein de facilités scénaristiques. Woody est si inutile qu'il doit être là juste pour être sur l'affiche et amener des gens en salles. Je trouve tout de même que choisir Jessie comme personnage principal permet du renouvellement et un peu d'originalité. Le film souffre aussi d'un "effet Avatar", surtout au début. On est presque diverti par cette démonstration technologique de la beauté des graphismes. Alors oui, c'est bien de pouvoir faire des beaux lens flares mais ça ne légitime pas l'existence du film et n'ajoute rien à sa qualité. Par contre, le film reste une réussite sur plusieurs points. Quoiqu'on en dise, c'est toujours agréable de revoir les personnages de la franchise. Les nouveaux personnages ont de la personnalité, ils sont attachants et drôles. D'ailleurs l'humour est un des points forts majeurs du film. J'ai aussi bien aimé cette nouvelle manière de représenter l'imagination des enfants quand ils jouent même si je me questionne sur son utilité (le 3 le faisait déjà très bien dans sa scène d'introduction).