Cold War
On nous répète partout que « l’amour est plus fort que tout », que « l'amour vaincra toujours », et pourtant c'est l'inverse : parfois l’amour est immense, sincère, mais ne suffit pas.
Wiktor et Zula s’aiment, il n’y a pas de doute là-dessus. Leur problème en revanche c’est le temps, les circonstances, les peurs, les choix, eux-mêmes... Bref tout ce qui les dépasse. Ils finissent toujours par se retrouver, mais jamais au bon moment.
Et j'trouve ça terriblement humain parce qu’on idéalise tellement l’idée d’être « faits l’un pour l’autre », comme si aimer qqn suffisait pour traverser tout le reste. Comme si deux personnes qui se choisissent une fois étaient capables de se choisir de la même manière à chaque étape de leur vie. Mais en réalité, même un lien pareil ne tient pas face aux déséquilibres, aux changements...
Il y a vraiment qqc de beau dans leur relation, de profondément beau. Pas vraiment dans le sens « idéal », mais dans le fait qu’elle existe, qu'elle subsiste, même abîmée, même incomplète.
Bref, le noir et blanc donne l’impression de regarder (de contempler) un souvenir, j'ai beaucoup aimé cet effet là.