The Wolf House
Une animation absolument fascinante qui permet de manière assez unique de retranscrire le traumatisme (le loup) comme une menace à la fois extérieure, bien réelle, mais aussi et surtout quelque chose qui trouve sa racine a l’intérieure de notre protagoniste, Maria, et qui ne la quitte jamais totalement. Les scènes de dissociation où le papier mâché perd toutes ses couleurs, son identité, sa vie, avec la voix du loup qui résonne derrière m’ont particulièrement touchées.
J’ai trouvé ce film brillant dans la représentation de la fragilité de chacun des personnages, sans aucune permanence dans leur forme ni dans leur apparence, se dissipant dans le décors, s’écroulant/se dissolvant sur eux même, la présence de démembrements « spontanés » réguliers. L’instabilité ne permet aucun répit pour le spectateur ce qui peut rendre parfois l’œuvre éparpillée mais pour ma part je trouve surtout que c’est se mettre dans la peau de cette Maria qui est hantée à chaque instant par ce loup qui ne cesse de la ramener à la colonie qu’elle a pourtant physiquement réussie à quitter.
Ce film aborde tellement de choses (les dérives sectaires et le traumatisme bien sûr mais aussi la suprématie blanche, le faciscme et l’aspect intergénérationnel du traumatisme qui est ÉNORME), c’est vraiment impressionnant en seulement 1h. Le format de film de propagande était vraiment génial pour parler de ces thèmes, l’animation hurlant ce que la narration ne dit pas. Le traumatisme est avant tout corporel et une expérience viscérale !!! Bref film très marquant il FAUT le voir.