Poor Things
Très très beau film, cependant dommage que la seule forme d’émancipation féminine semble passer par la libération sexuelle.
Je suis vraiment pas sûre que ce film soit aussi féministe qu’on ne le pense puisqu’au final même si Bella finit par s’instruire et se poser des questions sur le monde qui l’entoure et elle même, elle reste sexualisée pendant presque tout le film outre les dernières 40 minutes (on la voit lire un livre quoi ? Deux fois ? Aller en cours une fois ? Se fait une amie socialiste et au lieu d’approfondir la dessus on la voit lui bouffer la chatte).
Also, vraiment pas fan du ton léger qu’a pris tout l’arc de la prostitution ou de l’avoir fait passer comme une manière de reprendre contrôle de sa sexualité quand elle ne fait seulement que passer à un autre environnement qui, encore une fois, abuse d’elle.
En bref, c’est bien beau de finir le film en essayant de faire passer un message ultra féministe parce que ouais putain elle se rend enfin compte de ce qui se passe autour d’elle et de sa condition d’être humain.
Je me permets aussi d’ajouter que de tout le film, elle n’a échangé qu’avec quatre femmes où trois relations sur quatre ont aussi été sexualisées.
Donc je vois le message qui essaye d’être passé mais ouais c’était très clairement écris par un homme et c’est dommage que ce soit reçu comme ultra pertinent et féministe (quand je pense que ce n’est encore une fois que gratter la surface en restant très one dimensional) comme si c’était du jamais vu et que ce n’était pas des questions qui avaient été soulevées par la plupart des femmes à 14 ans.
Le film reste quand même appréciable et encore une fois très très beau, j’ai vraiment kiffé les couleurs surtout quand on sait que les enfant voient le monde de manière beaucoup plus saturé et vibrant
(On notera aussi qu’on ne la voit pas une seule fois avoir ses règles, ce qui dans le cadre de l’histoire aurait été plus que nécessaire je pense)