Pulse
Je me suis rendu compte avec Kairo que les jumpscares m’ont habitué à me méfier des suspens. Là, à l’inverse, tout est quasi immobile, excepté quelques mouvements très subtils et doux, qui fascinent. On comprend presque trop tard qu’on peut se relâcher tant aucun de ces fantômes ne cherche à nous effrayer : c’est hyper beau dans ce que ça raconte de nos peurs
Il y a aussi le thème de la communication empêchée malgré le début de la connexion internet massive (même Kawashima l’avoue, il n’a pas de but, ne sait pas pourquoi il a installé internet). C’est un portrait hyper inquiet de la jeunesse nippone, qui reste terrée dans son mutisme, incapable de dire le malaise dans lequel elle se trouve. C’est de fait un excellent preshot des Hikikomoris.
Et puis en dehors de cette excellente mise en forme d’un tabou sociétal il y a la forme! La maîtrise des lumières et des cadres est folle car tout se joue à une teinte près dans un coin de caméra. Le scotch rouge, qui forme des cadres dans le cadre, donne les quasi seuls touches de couleur aux espaces liminaires, évidés, que peuplent ces formes blafadres
#casa