<blockquote><i>Taste of Cherry</i> (1997) - Abbas Kiarostami </blockquote>" <i>At dawn, don't you want to see the sun rise ?</i> " Deuxième visionnage après l’avoir vu pour la première fois il y a 3 ans. La claque est absolument incroyable et folle. Ce film est tellement bien fait purée, Abbas tabasse tous sur son passage avec ce film. La claque me fait vraiment réaliser que ce film est meilleur et surtout je le préfère largement à Close up, un autre film de sa filmographie qui est complètement génial je veux pas le descendre mais je pense réellement que le procédé de Taste of cherry est imbattable. Le film est très intelligent pour plusieurs point. Le plus marquant dans ce film c’est déjà les rencontres différentes: le soldat qui prend Badii pour un fou, le deuxième qui refuse par principe religieux et le dernier qui accepte, il accepte d’enterrer Badii dans une rosée déjà prête: il veut se suicider. La raison pour laquelle il accepte est tous simplement parce qu’il a déjà voulu se suicider auparavant. Le choix de ne pas expliquer pourquoi est ce qu’il veut se suicider est le plus authentique et le plus logique. Personne à part M.Badii peut comprendre sa souffrance les choses qu’il a vécu sont uniques à sa vie, comme il le dit on peut l’écouter on peut compatir mais on pourrait jamais ressentir ce qu’il ressent. Taste of Cherry va sans hesitation dans mon Top 20 et non seulement dans mon Top 4 Letterboxd.
<blockquote><i>Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles </i>(1975) - Chantal Akerman</blockquote>Avant d’avoir vu ce film, beaucoup de média appartenant à la sphère médiatique du cinéma considère ce film comme étant le meilleur film de tous les temps. Cette déclaration est sûrement la plus légitime. Ce qui est important dans ce film c’est le regard porter sur la femme au foyer, où toutes ces taches ménagères sont montrer du début jusqu’à la fin. Cette solitude est exposé pendant tout le long du film, cette isolation permanente rend l’atmosphère du film angoissante. Ces signes de solitude sont subtil, le fait que son fils ait de plus en plus l’accent flamand du à son école marque de plus en plus une distance oratoire avec sa mère. Cette vie solitaire ce marque par son comportement maniaque, les mêmes faits et gestes exécutés tous les jours, sauf qu’à partir du deuxième jours elle perd de plus en plus le contrôle de sa journée type, ce qui lui pousse à une impulsion violente. La prostitution peut être un moyen de contrer cette solitude pour autant, malgré les actes sexuelles leur relation n’est qu’un moyen financier pour Jeanne. Le plus fou dans ce film c’est son côté de juste exposer ce qu’on le voit un peu dans la même vaine que <i>A brighter Summer Day </i>ou comme avec <i>Yi yi</i> la fin est fatale, les émotions nous sont transmises d’une façon si particulière, alors que le choix du réalisateur est de juste observer et n’ajoute pas de musique ou d’éléments extérieurs pour nous faire sentir des émotions. À l’instar par exemple d’<i>Interstellar </i>ou la compassion est transmise d’une part par la musique et par le jeux d’acteurs, tandis que là, le partie pris n’est pas présent c’est juste l’exposition d’une femme qui se sent seule. Pour revenir sur le côté répétitif du film, il y a cette façon de filmer toutes les pièces de la même manière, très symétrique et très répétitif ce qui fait écho à la vie morne et seule de Jeanne. Le développement de Jeanne ne peut être réellement compris que par le visionnage de ce chef d’œuvre.
<blockquote><i style="-webkit-text-size-adjust: 100%;">Mishima: A Life In Four Chapters (1985) — </i>Paul Schrader</blockquote>Mishima ALIFC montre dés le début le ton qu’il va entreprendre pendant tous le long du film. Le film va être grandiose, musique épique qui défile durant les crédits du début, tu sais que tu ne vas pas perdre ton temps Cette review va se divisé en deux parties: 1. Mon avis personnel sur le film d’un point de vue cinématographique 2. Ma critique sur le personnage Mishima <blockquote><b>Ma critique cinématographique de Mishima: A Life In Four Chapters</b></blockquote>Pour commencer, je trouve très intéressant et intelligent de présenter ce film sous forme de roman car au début du film Paul Schrader nous indique le nom des 4 chapitres comme au début de n’importe quel livre. Ce choix n’est pas anodin, si vous ne connaissez pas Mishima c’est normal. Pour vulgariser en quelques mots qui il est, c’était un écrivain japonais connu pour son militantisme nationaliste, très sûr de ces convictions il finit par se suicider par hara-kiri, au fil de la deuxième partie de cette review les détails de son militantisme sera de plus en plus dévoiler. Je trouve personnellement que cet étalage des chapitres va donner une forme très particulière au film, bien plus qu’une imitation d’un roman. Pour y venir je me dois de vous expliquer graduellement ce que je veux dire par là. Le film switch entre l’univers des ces romans et de sa vraie vie, ce que nous voyons à l’écran sur Mishima c’est la reconstitution de son dernier jour sur Terre. Au fil de sa journée certains éléments lui permettent de parler des différents moment qu’il a vécu dans sa vie, des flashbacks sont introduit de son enfance jusqu’à l’âge adulte. La première partie qui est <i>Beauty </i>n’est quand quelques sorte un avertissement sur ce qu’on s’apprête à voir. Le premier chapitre est lier a son roman <i>The temple of the golden pavillon. </i>D’un point de vue cinématographique, les images qui nous plongent dans l’univers du roman sont sublimes, le plateau de tournage s’organise mécaniquement comme sur une scène de Théâtre où toute l’histoire du roman se déroule autour du pavillon dorée. Esthétiquement tout le film sera sublime, même sans avoir lu ces romans tu vois l’univers de cet homme. Les images, le plans, la colorimétrie est splendide dans chaque acte, les transitions mécaniques sont minutieusement bien construites. En bref je ne peux pas décrire le film mieux que sa il faut réellement le voir pour comprendre. <blockquote><b>Ma critique détaillée sur Mishima (la personne)</b></blockquote>Ma critique du personnage se décomposera en quatre parties, une critique par chapitre avec le roman associer. 1. <b>Beauty, <i>The temple of the golden pavillon.</i></b> <b> </b> Dans cette partie je n’ai pas grand chose à vous dire dessus (en comparaison avec les autres parties). Le premier chapitre nous montre les intentions de Mishima: il rêve de créer une révolution sur le siège militaire du Japon, il veut convaincre avec son patriotisme pur qu’il faut remettre l’Empereur au pouvoir. Il c’est préparer pendant plus de vingt ans à créer sa société: <i>The society of the shield, </i>composée d’une armée secrète. Paul Schrader nous expose seulement les convictions politique voir révolutionnaires de Mishima et de ses adeptes. Mishima veut mourir pour sa patrie dans l’espoir qu’une révolution se crée. D’un point de vue littéraire tu comprends que le ton sera axée sur des fins destructrices qui permettront à la libération intérieur de ces personnages. 2. <b>Art, <i>Kyoko’s House</i></b> <b><i> </i></b> Deux concepts fondamentaux vont être intéressant dans ce deuxième chapitre: <b>le miroir et le rapport aux corps</b>. Dans la vie de Mishima il explique avoir toujours eu cette idée que le reflet de sois même est tout ce qu’il ne souhaite pas être. Il dit ceci en étant dans un bar homosexuel, l’idée est qu’il pense que la pire version de sois même est le fait d’être donc homosexuel. La conception du miroir ce déroule pour une seule raison: c
<blockquote><i>Paris, Texas </i>(1984) - Wim Wenders</blockquote>"<i>Daddy always had a joke about it. </i> <i>He would introduce Mama as the girl he met in Paris. </i> <i>And then he’d wait, uh, before he said "Texas" till everybody thought that he meant…</i> <i>He would wait before he said "Texas" till everybody thought… After everybody thought he was talking about Paris, France. He always laughed real hard about it.</i>" <i>Paris, Texas </i>commence dans l’espace aride du Texas où un homme, se précipite dans une grange abandonnée pour s’hydrater: il finit par s’effondrer, sûrement d’épuisement. Un autre homme le trouve et appelle l’unique numéro de téléphone qui est inscrit sur un papier se trouvant dans le portefeuille de l’homme. Quelqu’un décroche, il paraît surpris, il vient de comprendre qu’ils ont retrouver son frère après 4 ans, quatre années sans aucune nouvelle, quatre longues années d’errance. L’homme retrouvé s’appelle Travis, son frère Walt, prend l’avion de L.A pour retrouver son frère au Texas. Walt annonce à son frère qu’il a adopté son fils, Hunter, suite à sa disparition et ainsi que de sa femme. Le film va suivre, Travis dans sa quête de repères, dans une quête de réconciliation avec lui même. Pour que cette reconciliation se fasse, il devra retrouver sa femme, mais avant cela, il doit rattraper le temps perdu avec son fils. Le film ressemble beaucoup à <i>Perfect Days, </i>pour cet aspect où le spectateur sent que le personnage a vécu des choses douloureuses, ces choses, ces expériences ne sont pas expliquées, Wim Wenders préfère nous montrer le déchirement qu’expérimente ces individus quand ils doivent faire face au passé. Le film est très beau, le propos est très identique à celle de <i>Perfect Days</i> où les deux personnages principaux expérimentent cet affrontement frontal avec leur passé respectif. Cette beauté est signé par ces magnifiques plans usant la lumière de manière exceptionnelle. Ce film à la meilleure photographie de tous les temps personne ne peut égaler cela. La colorimetrie est au point, avec une maîtrise légendaire. L’affrontement avec son passé est l’élément de résolution de sa quête, c’est sa qu’il cherchait, une réconciliation avec son passé, qui va inévitablement combler ses malheurs. Une vie, une vie de couple brisé par les malheurs de l’un et de l’autre, qui a mener à la redécouverte de sois mais qui mène à abandonner ce qui est de plus cher pour toi. Sa ne sert à rien d’expliquer ce film, il faut le voir et ressentir les sensations que ressent les personnages, c’est une excellentes expérience cinématographique, qui par le biais de cette lumière, de son atmosphère et de son histoire rend ce film comme l’un des meilleurs réalisés au monde.
<blockquote><i>8 1/2 </i>(1963) - Federico Fellini</blockquote>On pense voir un film qui raconte une période de la vie d’un réalisateur qui a un manque d’envie énorme de réaliser un film alors qu’il est au pic de sa carrière. Cependant, le film raconte tout autre chose qui était raconté et montrer sous nos yeux depuis le début. J’ai compris à parti de la deuxième partie du film qu’elle était la vrai histoire derrière <i>8 1/2.</i> Guido Anselmi est un réalisateur qui se ressasse tous les moments les plus marquants de son enfance, ils se ressassent aussi les femmes sur lesquelles il a toujours fantasmé. On se rend compte qu’il ne va pas créer une fiction mais une retranscription de tout son imaginaire, de son idéal ou tout semble idyllique avec ses femmes à portée de ses mains. Tous les dialogues qu’il fait dire à ces actrices sont des reflets de sa relation trompeuse, des amantes qu’il a connu. Ce film est génial car la majorité du film est axée sur un point de vue dominant sur un réalisateur qui est perdu dans son projet, mais Guido est seulement perdu dans ses pensées, dans ses propres mensonges qu’il a comblé toute sa vie. Le film réacquiert une certaine intention au détails avec ces rebondissements entre son imaginaire et la vrai vie, ce côté mi fiction mi réalité est parfaitement maîtrisé du début jusqu’à la fin. Son film est le reflet de son propre ego, son fantasme d’être couvé par toutes ces femmes sur lesquelles il a fantasmé. La performance de Marcello Mastroianni est incroyable car on est attaché à son personnage qui est à la fois pas juste et tellement narcissique dans un certains sens. Le film parlera pour lui même, cela dit je vous conseille énormément ce chef d’œuvre du cinéma.
<blockquote> <i>À nos Amours </i>(1983) - Maurice Pialat</blockquote> Énorme coup de coeur sur ce film tellement complet et intouchable. J’adore Pialat cela fait seulement le deuxième que je vois et C’EST INCROYABLE. Le film est si vrai, cette première partie qui est vraiment détestable au niveau des personnages. Tu te rend compte que le personnage de Sandrine Bonnaire a en faite rien à faire de briser son mec en baisant d’autres mec et son petit discours pseudo moralisant en disant que c’était le seul qu’elle aimait est complètement fou et faux. Sa famille encore pire, la mère qui est mentalement au bord de la folie (si ce n’est pas déjà le cas), le frère qui bat sa sœur en utilisant l’excuse qu’il veut protéger sa sœur(on dirait plus un relâchement du stress ou que sais je) et sans oublier la sœur joué par Sandrine qui elle se plus de son comportement moralisatrice elle ne fait que passer ces journées à baiser avec ces potes. Et puis il y a le père, au début tu te dit que c’est un vrai connard, il abandonne sa famille mais au fond quand tu comprends qu’il agit pour le bien de sa famille et pour son bien c’est vraiment le seul qui est capable de se bouger. <b>C’est cruel comme acte mais est ce qu’on aurait pas tous réagit lâchement ? On part on abandonne une vie de famille violente moralement et psychologiquement.</b> La fin du film tu te rend juste compte que même si les personnages prennent des initiatives rien ne change, c’est humains on se promet et on se vend comme si on allait complètement changer mais c’est faux. On reste les mêmes, et l’apparition du père à la fin du film est un rappel sec de cette réalité. Le film est très intéressant pour son côté naturel qui te donne l’impression de regarder un reportage d’une famille tellement c’est bien fait. D’ailleurs ce côté du film me fait beaucoup penser au naturel qu’il y a dans le film <i>Amour</i> de Michel Haneke. Un film génialissime il va SANS PUTAIN D’HÉSITATION dans mon <a href="https://boxd.it/U3yBm">Top 20</a>
<blockquote><i>Close up</i> (1990) - Abbas Kiarostami </blockquote>Ceci est mon second visionnage, 3 ans après je re découvre l’un des meilleurs films réalisés dans l’histoire du cinéma. Ma première expérience avec le film fut un réel échec étant donné que je n’avais pas compris le contexte de la conception de ce film. Pour ceux, qui ne l’ont pas vus il s’agit d’un film très très particulier dans sa conception, elle se base sur des faits réels. Cependant cela va plus loin que des faits réels, Kiarostami utilise les individus qui fut impliqué dedans, il les dirigent pour qu’ils jouent et qu’ils reproduisent à l’identique le déroulement du fait divers. Ainsi on a un docufiction re traçant de manière logique et chronologique le déroulement du fait. L’histoire réel et re reproduit dans le film est assez particulière, un homme (Hossein Sabzain) se fait passer pour un un réalisateur iranien, Mohsen Makhmalbaf. Il va amadouer une famille en leur promettant d’être sujet de son prochain film. Résultat il se fait cramer et il est accusé logiquement en justice. Ce qui est beau avec le film c’est vraiment la capture du réel, personne ne peut faire plus vrai et plus réaliste que ce film. Tout est normal, les discussions dans le taxis entre les militaires, le chauffeur et le journaliste sont banales. Ce qui est fascinant c’est cette ambiance basique et normal alors que l’événement est assez lunaire. Au final, tout le monde aurait réagit et aurait aussi vécu l’événement de la même manière, il n’y a rien d’exceptionnel comme le dit le chauffeur, il n’a pas le temps pour les films il vit ! Tous le propos du film est la, on ne vit pas ce que l’ont voit à l’écran, on vit des choses au quotidien qui sont tous sauf exceptionnel. En bref je suis très content d’en tirer autant, je sens que je penserais longtemps à ce film.
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