

Le monologue ‼️


Je l’aime toujours autant

Bon. Je capte ce que le film essaye de faire (le mot clé c’est *"essayer"*), c’est à dire d’inverser les places homme/femme dans une relation, tout en critiquant les actes d’un homme incapable d’assumer la responsabilité de ses actes. Bear se retrouve dans la position d’une femme sous l’emprise de son copain toxique et hystérique, mais étant donné qu’il bring ça sur lui-même on ne veut pas avoir d’empathie pour lui, ok we get it. Son horreur est palpable et très en chair : celle du nice guy qui, once given the chance, s’empare de l’autonomie de la femme qu’il désire. Very much plausible indeed. Maintenant, la plupart des choses que ce film essaie de faire, il les fait très mal. Je le trouve performatif dans sa façon de se vouloir "féministe." Au niveau des devices utilisés, il n’innove pas : on y voit des codes du film d’horreur classiques, prévisibles. Ce qui produit au final un ensemble relativement ennuyant à regarder, plutôt messy, malgré des thèmes qui auraient pu le rendre intéressant. Je comprends évidemment qu’il puisse résonner chez une certaine audience, mais *Obsession* n’est pas le feminist banger qu’il vend être. (En plus Bear ressemble au love child de Will Graham et Charlie Kirk)