Perfect Days
Papy qui nettoie des toilettes : 🤢💩🤮😣
Papy qui nettoie des toilettes au ✨Japon✨ :
🤩💖🥰🔥
Update : j'ai écrit un potit article sur ce film :
"La prochaine fois c'est la prochaine fois, maintenant c'est maintenant" Hirayama lave des toilettes, parle peu, vit seul et profite pleinement de chaque instant.
Perfect Days de Wim Wenders est un film paisible qui nous fait explorer pendant 2h le quotidien d'un nettoyeur de toilettes à Tokyo. Nous découvrons la routine très organisée de Hirayama, notre protagoniste, qui chaque jour, répète les mêmes actions ; il se lève, plie son lit, taille sa moustache, arrose ses plantes, … Il ne parle que très peu à ses collègues, ou à sa famille et n’as pas le quotidien le plus passionnant mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. On le voit chaque jour profiter pleinement du moment présent, de chaque petit instant, même s’ils peuvent paraître insignifiants pour certains, il s’extasie en découvrant une pousse d’arbre, en écoutant sa musique sur le chemin du travail ou en prenant des photos dans le parc.
Tout au long du film, il interagit avec différents personnages, sa nièce, un collègue, un sans-abri, … Toutes ces rencontres permettent à Hirayama de peu à peu s’ouvrir aux autres même si ce n’est pas nécessairement son envie. On comprend alors mieux ce vieil homme à travers ces rencontres et nous entrapercevons même une petite partie de son passé, juste assez pour le comprendre toute en laissant une part à l’imagination. On tombe très vite amoureux de ce personnage que l'on va trouver tour à tour doux, triste, mignon, …. On devient passionné par son quotidien calme et paisible, et on l’accompagne avec joie dans ses journées de travail pénible. La découverte de ses plaisirs et de ses passions nous donne l’occasion d’avoir une réflexion sur notre vision du bonheur, notre appréciation du moment présent, et surtout nous-même.
Koji Yakusho, récompensé pour ce film du prix d'interprétation masculine au festival de Cannes, nous délivre une performance sobre mais absolument remarquable, la subtilité de son jeu et la joie de vivre teintée d’une douce tristesse qui s’en dégage, témoigne d’un talent remarquable.
Avec l’état actuel de l’industrie du cinéma, qui cherche toujours à nous faire consommer de plus en plus de films, de séries, qui augmente les remakes, reboots, ressorties et nous inonde sous un flot continue de franchises et de contenus, Perfect Days nous donne un récit simple et tranquille. Il permet de mettre de côté nos problèmes pendant deux heures, nous ramenant à une réalité calme, apaisante et empreint d’une telle positivité et joie de vivre que cela en devient vite contagieux. On rit, on pleure, on s’offusque en même temps que nos personnages, touchés par leur beauté et leurs sentiments.
Aucun jour n'est parfait, ça n'existe pas, des problèmes surviennent, il n’y a pas forcément de raison. La clé du bonheur n'est pas nécessairement dans la réussite sociale ou économique, elle peut parfois être beaucoup plus simple à découvrir. Le bonheur peut se trouver dans chaque coin de rue si l'on cherche assez bien, dans une cassette de musique, une partie de morpion avec un inconnu ou à travers un rayon de lumière traversant un arbre, il suffit de s’en rendre compte.