Yi Yi
peut etre que mon coeur a laché lorsque Yang-Yang a disparu dans la piscine on sait pas.
au delà même de la photographie que je trouves magnifique avec les sublimes plans sur les reflets des vitres, ou encore les scènes tournées en profondeur de champ, Edward Yang a la faculté à nous mettre en scène l’étendue des émotions que traverse un lien amoureux d’une merveilleuse manière.
de la découverte de soi a la nostalgie d’un simple regard, c’est d’une douceur sentimentale qui nous fait vivre un moment unique.
le montage est tellement réussi, notamment la séquence ou il arrive mettre en corrélation intrinsèquement les dates amoureux de NJ et son amour d’enfance, qu’il n’a pu oublier après 30 ans, et sa fille Ting-Ting et son compagnon, qui part la suite nous montre toute la complexité psychologique du sentiment amoureux durant la période d’adolescence.
émerveillé par ce voyage passionnel des divers aspects de l’amour, Yang parvient à nous remettre les pieds sur terre en faisant parallèle à l’ouverture de l’oeuvre avec le mariage, synonyme d’un début d’un nouveau chapitre, et l’enterrement en guise de conclusion de ce même chapitre.