Late Spring
C'est pas pour faire mon bandeur du Japon, mais je crois que le Mono No Aware est LA voie. Tout est éphémère, et c'est pour ça que tout est beau (à l'exception de tout ce que l'on peut retrouver dans le Code pénal et les conventions internationales sur les crimes de guerre et de génocide), sans pour autant rejeter tout sentiment de façon stoïcienne. Cette impermanence des choses doit justement aboutir à un sentiment mélancolique sans lequel on ne profiterait pas pleinement de la vie. Et tout cela est presque parfaitement encapsulé par Yasujirō Ozu.
La scène de fin, qui ressemble à celle du Goût du Saké, en est toute l'expression : cette tristesse liée à l'écoulement du temps est belle et il faut l'accepter. On peut même la contempler.