Eraserhead
Eraserhead est le premier long métrage de David Lynch et malgré ça le niveau de maitrise du réalisateur nous laisse déjà entrevoir le visionnaire qu’est Lynch.
Plus que de l’apercevoir, son génie est révélé a l’écran avec subtilité mais fracas. Eraserhead est une leçon de cinéma sur la réalisation, l’acting, la maitrise du son et de l’image et surtout sur le scénario.
Le scénario et les interprétations :
L’ensemble du scénario pourrait se résumer en trois phrases mais ce qui est intéressant c’est les métaphores derrière de nombreux éléments à commencer par le "bébé".
Ce dernier est enfaite la métaphore de l’amour des personnages principaux. Ils se marient plus par obligation que par choix et le bébé, symbole de leur union, est monstrueux. Puis quand Mary part la créature devient malade, quasiment mourante, c’est le symbole de cette union a l’agonie. Un autre élément qui me fait penser ça est le fait qu’a chaque fois que le personnage principal tente de sortir le bébé pleure, ce qui signifie que si il part et arrête de s’accrocher a cet amour la créature mourra.
Une fois qu’ils se sont séparés et qu’Henry entame sa relation avec la femme du palier, le bébé pleure lors de leur relation charnel puis quand on la revoit sur le palier avec un autre homme, Henry apparaît avec une tête similaire a celle de son enfant. Il est en train de se faire consumer par l’espoir qu’il garde pour sa relation avec Mary, quant au fait que la femme le voit comme ça, cela veut dire qu’elle voit qu’elle n’est la que pour le faire oublier Mary.
Pour tout ce qui est des partis avec la femme derrière le radiateur, c’est Henry qui veut s’échapper de sa vie morose et qui rêve de ça. Du paradis ou tout va bien ("in heaven everything is fine"). C’est le symbole de la "petite voix dans sa tête qui lui permet de tenir jusqu’au point de rupture ou il change de tête pour avoir celle de son fils, symbole de la folie et du désespoir du personnage.