Die Hard
Ce bon vieux film de noël !
John McClane, policier new-yorkais, se rend à Los Angeles pour rejoindre sa femme, présente à une fête d’entreprise organisée dans un gratte-ciel. Mais la soirée tourne au cauchemar lorsque le building est pris d’assaut par un groupe de pseudo-terroristes allemands. McClane va alors devoir déjouer leurs plans afin de sauver sa femme et les otages.
Dès le scénario, le film se démarque par son originalité. À l’époque de la sortie de Die Hard, la plupart des films d’action mettent en scène des héros quasi indestructibles, incarnés par des figures comme Schwarzenegger ou Stallone. John McClane, au contraire, est un simple flic : humain, faillible, faisant des erreurs. Le personnage principal n’est plus invincible, il est vulnérable, fatigué. Ce changement apporte un vent de fraîcheur au genre.
L’idée du huis clos dans un immeuble de plus de 30 étages est excellente. On avait déjà vu ce concept avec La Tour infernale, mais ici il est revisité à travers une prise d’otages et une attaque terroriste, ce qui renouvelle totalement la tension. Certes, McClane bénéficie parfois d’un plot armor assez évident, mais cela reste acceptable dans le cadre d’un film d’action.
Les dialogues sont d’une grande qualité : de nombreuses répliques sont devenues cultes, les blagues sont mémorables et fonctionnent encore aujourd’hui. La mise en scène est spectaculaire pour un film des années 80, et même avec le recul, Die Hard n’a pas pris une ride, que ce soit au niveau de l’image ou des effets spéciaux.
Concernant les acteurs, ils sont tout simplement excellents. Alan Rickman livre une performance mémorable en Hans Gruber, apportant un charisme incroyable à son personnage. Bruce Willis est également remarquable ; on a l’impression que le rôle a été écrit pour lui. Les personnages secondaires sont solides, mais ce qui marque le plus, c’est la construction et l’évolution de McClane et Gruber tout au long du film.
Die Hard a réussi à me captiver du début à la fin, malgré le fait que ce soit déjà mon cinquième visionnage. C’est un film que je pourrais regarder à l’infini sans jamais m’en lasser. Il a marqué l’histoire du cinéma et influencé de nombreux films d’action par la suite — sans Die Hard, Speed n’existerait probablement pas.
Je n’ai pas beaucoup parlé du réalisateur, car je n’ai vu que Die Hard 1 et Die Hard 3 de sa filmographie. J’espère toutefois pouvoir bientôt découvrir Predator, un film très différent, mais réalisé seulement un an avant Die Hard.