Normal People
« You're a good person. And I'm saying that as someone who knows you really well. Just because people treat you badly sometimes, including me, doesn't mean you deserve it. There are people who love you and care about you. I hope you know that. »
Ça m'a rendu tellement triste, heureux et nostalgique en même temps. C'est une magnifique histoire d'amour et d'amitié, brillant par sa simplicité. Si on devait faire un résumé des sujets abordés ici, on pourrait dire que Normal People parle de la famille, de la division, des perspectives de vie, des jobs, de la précarité, des différents points de vue féminin et masculin, des ruptures, des aventures sans lendemain, de la difficulté à communiquer, de l'incompréhension, de nos cicatrices, de notre passé.
J'aime tellement Paul Mescal, parfois j'ai l'impression qu'il ne jouait même pas, que c'était la plus grande sincérité qui se reflétait dans le bleu de ses yeux, humides, circulaires. Et comment parler de Mescal sans parler de Daisy Edgar-Jones et de son personnage tellement complexe, tellement mélancolique. Marianne, c'est ce personnage qui générait de la peine dans mon cœur h24.
Elle a grandi dans une famille sans amour, a subi de la violence durant son enfance et a été totalement incomprise, aussi bien au lycée qu'à l'université.
C'est littéralement la vie cette série. On n'a pas un héros providentiel comme protagoniste, ni un saint, ni un diable, on n'a même pas la notion de héros. L'amour n'est pas destiné à être tragique ou heureux car il n'y a pas de destinée ni de tragédie, c'est simplement la vie, son flux, ses rencontres, ses vases brisés, ses reliques, la distance, le temps qui passe. Ce sont les regrets de jeunesse qui se mêlent aux souvenirs d'où tout allait bien. Ce sont les peines sincères ou ces moments où l'on bute sur une chose pendant trop longtemps. C'est notre peur face à l'avenir, aux responsabilités, au passage à l'âge adulte. Gérer ses relations, ses études, son petit boulot chiant.
J'aime sincèrement, j'ai été ému et profondément touché. Les paysages brumeux irlandais, Sligo, Dublin, les uniformes, le vent, la pluie, les bals de promo, les erreurs de jeunesse, la vie universitaire, la distance. La ville et l'arrière-pays. C'est d'une beauté et d'une finesse sans égal, rendu à la perfection avec des plans magnifiques.
C'était très bien, merci beaucoup, une œuvre de plus qui marque ma vie.
**« I’m never lonely when I’m with you, that was kind of a perfect time in my life,…to be honest,I don’t think I was ever really happy before then. »
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