Close
Did you get enough love, my little dove
Why do you cry?
And I'm sorry I left, but it was for the best
Though it never felt right
My little Versailles
The innocence of childhood shouldn’t hurt this much.
Certains films résonnent tellement en nous qu’on n’a pas la force de s’en détacher, même après la fin. C’est le cas de Close.
J’avais mis ce film de côté pendant plusieurs mois, sachant qu’il allait me déchirer de l’intérieur, mais j’ai fini par le regarder.
Ce film ne s’impose pas par le choc immédiat de la mort de Rémi, mais par sa lente résonance émotionnelle.
J’ai porté Rémi avec moi depuis la première vue, depuis le moment où j’ai posé les yeux sur lui. J’ai ressenti sa douleur, sa peur et sa douce colère.
Sa mort m’a complètement choquée, au point que je n’ai même pas pu pleurer sur le moment. Pendant les quarante-cinq dernières minutes, je contemplais la cinematographie, les émotions, le silence en me disant que cela n’avait plus vraiment d’importance, puisque Rémi n’était plus là. Mais j’avais tort.
J’ai vécu Léo à travers ses yeux : sa tristesse, son regret et sa douleur.
Alors non, ce film ne cherche pas à expliquer ni à justifier. Il laisse un vide, et ce vide continue à travailler en nous pour l’éternité. C’est ce qui le rend si douloureux et si mémorable.
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