
J'ai vu Disclosure Day au cinéma et c'était vraiment de mauvais goût.. C'est un film vide avec un pseudo propos anti gouvernemental (le gouvernement nous cache la vérité holalala...) mais au dessus de ça c'est aussi un film sur la beauté des souvenirs qui va nous projeter dans la nostalgie de ses personnages en usant d'effets spéciaux titanesques mais en fait bah...ça marche juste pas.. Je pense qu'il est vraiment temps pour Spielberg d'arrêter le cinéma... C'est un réalisateur tout à fait respectable mais après avoir visionné Disclosure Day force est de constater que Spielberg va recycler des idées d'anciens films pour lâcher une bouse comme ce truc, ta fais ton temps Steven laisse la place aux jeunes reals de sf..... Parce que faire un film qui explique son intrigue tout le long comme si le spectateur ne comprenais pas ça va quoi.. Le film va tenter de combler son vide et sa stupidité en abusant des mouvements de caméras, des travelings autour de ses personnages, une caméra constamment en mouvement, mais honnêtement je trouve ça juste ridicule. Aucun moment ne va être laissé pour donner un côté attachant à ses personnages car on va tout faire dans la précipitation dans ce film avec des situations rocambolesques et superficiels. À aucun moment on va laisser opérer le beau, à aucun moment le film va se poser et laisser couler les émotions sur le visage de ses personnages. C'est un film surfait de fond en comble, avec des musiques omniprésentes à chaque scène (quand il se passe quelque chose de triste une musique triste parce qu'il faut bien qu'on comprenne que c'est triste hein surtout), le seul honneur du film est d'avoir comme étiquette de réalisateur Spielberg. Sans parler du manichéisme du film..Nan mais putain c'est vraiment prendre le spectateur pour un con. Les mégas supras méchants de la mort contre les gentils tout doux et vierge d'arrière pensée ça va deux minutes. Les personnages sont mal écrits, aucune nuance est apporté aux personnages, qui sont eux mêmes d'un cliché sans pareil.. Ce qui est certain c'est qu'elle est loin l'époque d'E.T ou La Guerre des Mondes..... Ce film c'est probablement le dernier souffle de la carrière du géant cinéaste Spielberg. (3/10)

Bon , j'ai vu Fanny et Alexandre et autant dire que c'est presque impossible de formuler une analyse critique au premier visionnage tant l'oeuvre est dantesque. Ce film est un véritable chef d'oeuvre ( d'autant plus qu'en visionnant la version de 3h j'ai juste eu l'impression de voir une version mutilé de l'oeuvre d'origine de 5h.....) Bergman ne construit pas son film comme un cinéaste mais comme un [peintre.Il](http://peintre.Il) esquisse un tryptique composé de trois parties du film, il donne forme à son oeuvre à la manière d'un Rembrandt en explorant chaque facette de ses personnages en usant d'un clair obscur avec des couleurs qui lui sont propres. Fanny et Alexandre c'est une exploration viscérale et fantastique à l'intérieur de la vie d'un artiste. C'est l'oeuvre testamentaire du cinéaste suédois qui ne réalisera que des téléfilms par la suite. J'ai adoré la présentation des personnages au début avec la fête de Noël, qui n'est pas sans rapeller la séquence du mariage dans Voyage au bout de l'enfer; tout le monde est réunis et heureux avant que le drame ne survienne. C'est une manière bien efficace pour un cinéaste de procéder de cette manière, surtout dans des fresques comme ces deux films où le contraste entre début et fin est remarquable et surtout extrêmement nuancé. En tout cas c'est un film qui mérite un visionnage supplémentaire pour pouvoir lui octroyer une critique solide mais quel film ! (9/10)

J'ai vu Sonate d'automne de Bergman et c'était vraiment bien. Honnêtement je ne suis pas familier chez Bergman je n'ai vu peut être que 4-5 films de lui et chaque fois c'était des "déceptions", je ne trouve pas que c'était des mauvais films mais seulement je m'attendais à un génie bien plus imprégné dans son oeuvre et je ne le trouvais pas mais seulement ce Sonate d'Automne m'a totalement convaincu. C'est d'une beauté pure largement inspiré d'un Persona mais avec une perspective bien différente des choses. J'ai vraiment adoré l'inexactitude sentimental des personnages du début;la mère rend visite à sa fille après 7 ans sans se voir, sa fille est excitée et a hâte de la visite mais au début on ne sait rien de leur relation, je pense même qu'en tant que spectateur on se dit le contraire, que leur relation est saine puis la mère va arriver et une tension pesante va s'installer dans la maison petit à petit. Le passé va prendre place comme un feu qu'on nourrit; il va commencer petit puis finir par exploser et brûler de partout ( avant de s'éteindre à jamais).D'abord Eva va présenter à sa mère la chambre où elle va dormir, scène qui va avoir lieu quelques minutes après que la mère soit arrivée alors les retrouvailles se passent dans cette chambre et Charlotte ( la mère) va commencer à raconter ce qui c'est passé dans sa vie durant les sept ans qui les ont séparées. Pour l'instant tout semble aller entre les deux femmes l'ambiance est calme. Charlotte va raconter toutes les tournées qu'elle a pu faire en tant que pianiste puis la mort de son compagnon..... Eva reste transparente durant la conversation mais elle va subitement se mettre à pleurer, elle va réussir à noyer le poisson en disant qu'elle est heureuse de revoir sa mère, des retrouvailles cependant ces pleurs vont se traduire différemment par la suite( on comprendra mieux pourquoi plus tard) mais ce premier événement va allumer une bombe à retardement émotionnel qui ne tardera pas à exploser et va surtout insérer une ambiance étrange et oppressante. Quelques minutes plus tard Eva va apprendre à sa mère que sa sœur Héléna est hébergée chez elle, ce qui va faire rentrer Charlotte dans un état de stupeur étant donné qu'elle ne s'attendait pas à la voir( c'est sa fille et elle l'a abandonné à la naissance maiss ça on l'apprendra bien plus tard) ça va donc tendre encore un peu plus l'atmosphère de la maison, et le passé commence à resurgir sérieusement de la surface et en tant que spectateur on se questionne beaucoup on veut en savoir plus sur toutes les relations entre ces intriguants personnages, c'est beau et on salive. La rencontre entre Charlotte et Héléna va donc avoir lieu, Héléna étant handicapé elle n'arrive pas à se faire comprendre alors sa soeur va traduire pour leur mère. Séquence très intéressante, déjà débordant de doute, on ne sait pas si la mère est vraiment heureuse de revoir Héléna( elle lui prend la tête entre les mains, lui dit qu'elle est contente de la voir, lui offre sa montre, lui porte beaucoup d'intérêt en somme) ou si elle joue la comédie au vu de sa réaction quand elle a appris que Héléna logeait ici. Mais ce qui est frappant c'est le symbolisme que va représenter Héléna entre Eva et Charlotte; on peut le voir comme l'être qui va séparer les deux. D'un côté il y a la fille qui a décidé d'héberger sa sœur et de l'aider puis de l'autre la mère égoïste et hypocrite qui ne voulait même pas revoir sa propre fille. Héléna c'est aussi la barrière du langage entre Eva et Charlotte car Eva est la seule à comprendre ce que dit Héléna et Charlotte ne comprends pas un mot de ce que peut dire Héléna. J'aime beaucoup les visages des trois femmes filmés dans un cadre restreint on sent toutes les émotions qui traversent leurs visages, il y a un coté intime où a l'impression d'être vraiment dans le privé de cette famille et c'est presque gênant ces retrouvailles entre Héléna et Charlotte avec cette mère qui va forcait les expressions du visage en face de sa fille handicapée. Les heures passent puis toute la famille va se retrouver dans le salon où demeure un piano, Eva sait elle aussi joue du piano elle va donc commencer à jouer une prélude de Chopin devant sa mère pianiste érudit qui n'hésite pas à le rappeller à chaque occasion. Quand elle a finit de jouer elle demande à sa mère si ça correspondait et s'en suit un plan magnifique où la mère va se poser pour montrer comment jouer à sa fille, mais la caméra va filmer en gros plan et de profil le visage de la mère et laisser paraître le visage de sa fille de face juste en face d'elle(plan qu'on retrouve dans Persona). Ce plan est sublime car il résume tout le film, une mère trop occupée à ses concertos, ne faisant que corriger ce que peut faire sa fille qui elle va regarder faire gentiment sa mère. L'image de la fille innocente qui joue trop gentiment et nettement et de la mère plus mûre et expérimenté qui elle joue parfaitement la ballade est encore une fois motif de la différence de la progéniture et la maternelle , la mère va dire " C'est comme ça qu'on le joue [...] Il faut limite que ça soit laid quand on le joue". Et c'est la nuit alors que la mère n'arrive pas à dormir que le passé va prendre toute la place du film pour se transformer en souffrance. Eva va la rejoindre pour savoir pourquoi elle ne dort pas et leur discussion va les amener aux souvenirs douloureux. Eva va révéler son ressentie sur leur passé, on va apprendre qu'en fait Charlotte était une mère trop absente, qui a trompé son mari et a laissé huit mois seul sa fille et son mari. Que c'était une mère stricte et obsédé par une chose qui est son piano. Une mère qui ne pensait pas au bien être de sa fille , une mère égoïste et manipulatrice. Durant cette séquence la bombe dont je parlais tout à l'heure va exploser, Eva va fondre en larmes, Charlotte va fondre en larmes, les deux vont se disputés et chaques souvenirs que va rappelés Eva va être aussi tranchant et douloureux qu'une lame. On va comprendre qu'Eva est une femme qui c'est construite par rapport à sa mère qui l'a forcé à être comme elle, Eva va même dire " je n'avais pas un millimètre de moi".... Parce qu'Automne Sonata c'est la retrouvailles entre mère et fille mais c'est aussi un film sur le temps qui passe, c'est un film sur la construction du soi, sur le mal que peut laisser les blessures du passé sur notre présent. À chaque instant de son film Bergman va nous rappeler que nous sommes mortel, que nous sommes fragiles à travers les images du film comme le décès du fils d'Eva ou la montre que va offrir Charlotte à Héléna ou la scène quand Eva va projeter sur son mur des photos de son fils en se rappelant les souvenirs ( scènes qui est également pas sans nous faire penser à l'enfant de Persona devant l'écran) et c'est orchestrer superbement par Bergman qui a pour décorer son écran les visages d'une Ingrid Bergman sur la fin, d'une douce Liv Ulmann. Bergman choisit le huis clos et c'est tellement bien fait, parce que la tension qui règnent dans la maison étouffent le spectateur, là où si ça ne serait pas un huis clos on respirerait. Mais là on est constamment dans la vie de ces gens qu'on observe, se mentir, se souvenir, pleurer, boire, s'énerver et donc on a du mal à respirer ont doit avaler tout pour ensuite repartir quelques secondes après mais c'est ça qui faut faire pour un bons huis clos, enfermé le spectateur et les personnages que ça soit mentalement et physiquement. Bergman étouffe moi ! Hypnotise moi! En tout cas c'est un film qui ne laisse pas le spectateur indemne. Bergman réalise ici un film qui restera un classique de sa filmographie et c'est mérité. Sonate d'automne c'est une symphonie cinématographique qui commence sur des notes légères ( la,si,do) et qui finit par des notes lourdes, presques celle d'un orgue (do,ré,mi) à l'inverse des touches d'un piano ( do , Re , mi ,fa,sol,la,si,do)et à l'instar de la relation décadente des personnages et du ton grave que va prendre le film. Bergman nous pousse donc à profiter du moment présent et aimer les choses que l'on a car tout peut partir bien vite..... J'ai adoré ( 8/10)