Jaws
« Smile you son of a bitch ! »
Incontestablement le film qui m’a fait aimé le cinéma à un âge, certes, un peu trop jeune. Je pourrais le regarder indéfiniment sans jamais être lassé, c’est vraiment une relation passionnelle…
Un film selon moi parfait en tout point. Spielberg a véritablement révolutionné l’histoire du cinéma grâce à ce long métrage exceptionnel qui vient de fêter ses 50 ans!
Le premier vrai blockbuster de l’histoire mérite toute la reconnaissance qu’on peut lui accorder.
La mise en scène est d’une intelligence prodigieuse, voguant entre le hors champs, les plans subjectifs ou tout simplement l’immensité effrayante de l’océan atlantique, où le film a été tourné, rien à voir avec l’artificialité des studios.
Les thèmes abordés permettent le développement de multiples niveaux d’analyse et de lecture, la peur de l’inconnu, le réel opposé au mythe ou la nature contraire à la civilisation d’un côté. D’un autre on peut y voir un vrai discours politique où le terrifiant squale incarnerait un danger invisible comme le communisme menaçant une Amérique insouciante et idéaliste incarnée par la petite ville balnéaire d’Amity avec sa bourgeoisie tranquille, ses loisirs estivaux et son économie libérale locale.
Ensuite, comment évoquer Jaws sans souligner le travail extraordinaire du compositeur multi récompensé John Williams et ses terribles deux notes qui me feront toujours trembler…
En résumé ce long métrage était très cher au cœur de cinéphile du petit garçon que j’étais à 8 ans mais est toujours aussi important dans ma culture cinématographique 9 ans après. Juste légendaire, ou, comme on dit dans le milieu : Absolute cinema.