Beautiful Boy
Le parallèle est brutal entre l’enfance de Nic et son adolescence / début d’âge adulte.
Et derrière les scènes remplies d’innocence et de beauté se cachent des choses qui n’ont pas été montrées, des zones d’ombre qui laissent place à un tas d’hypothèses.
Et si c’était aussi facile que dans la chanson Beautiful Boy ? « The monster’s gone, he’s on the run and your daddy’s here » ?
Et si c’était aussi simple que la volonté d’un père aimant suffise à aller mieux ? Je pense que c’est très bien représenté sur ce point, notamment dans la manière dont la vision du père évolue à ce sujet.
C’était touchant (le sujet l’est évidemment), il peut remuer, bouleverser. Il est néanmoins important à mettre en avant : un rappel des conséquences de l’addiction sur un plan interpersonnel.
Dans ce lot, les acteurs qui ont vraiment su me saisir restent Timothée Chalamet et Steve Carell.
J’ai aimé les moments de poésie, j’ai trouvé que la musique accompagnait bien les scènes et les émotions qu’elles incarnent, et que les lieux étaient bien choisis (angoissants parfois, volontairement répétitifs, je pense).
Ça m’a aussi rappelé qu’il n’est pas nécessaire de vivre les choses pour comprendre l’autre, ou du moins que le faire, au risque de se retrouver écorché vif, n’amènera qu’à ne même plus pouvoir s’aider soi-même.