Death Becomes Her
Je trouve que les 30 dernières minutes viennent vraiment rehausser tout le film. Le début m’a moins captivé sans pour autant être mauvais.
Madeline et Helen sont véritablement au centre du récit : malgré l’objectification des femmes, qui se ressent énormément dans les dialogues comme dans la mise en scène, ce sont elles qui dirigent l’histoire. Ernest devient finalement l’objet de leurs désirs, de leurs manipulations et de leurs vengeances. Tout le film repose sur cette amitié toxique.
On suit donc des personnages complètement obnubilés par leur apparence physique, en quête perpétuelle de validation. Le fait que Madeline soit actrice renforce encore cette dépendance à l’image et à la beauté.
Ça illustre évidemment les attentes, très assumées à l’époque, envers les femmes et la perfection qu’elles devaient incarner.
D’une certaine manière, ça m’a fait penser à The Substance, qui reprend plusieurs schémas de ce film : la potion, le cercle élitiste qui prône la beauté à travers la jeunesse et, au centre, une femme prête à tout perdre pour garder le contrôle sur ses attraits.
Au niveau des effets spéciaux, c’est plus que moyen : ça a mal vieilli, et le comique apporté à ces scènes ne m’a pas vraiment saisi. À l’exception de celle où le personnage de Goldie Hawn se retrouve avec un trou dans le ventre. J’avais justement vu beaucoup de vidéos sur cette fameuse scène, et la découvrir dans le film confirme pourquoi elle est autant reprise.
Goldie Hawn et Meryl Streep se donnent extrêmement bien la réplique : leur duo fonctionne et captive. Mais la présence de Bruce Willis reste essentielle. Il joue un personnage d’abord complètement manipulable, perdu et ridicule, ce qui apporte une bonne partie du comique du film.