Alpha
The only film EVER. Je savais que j’allais aimer mais à ce point purée, j’ai tellement chialé genre bawling my eyes out tt le temps. Quand je les ai entendu parler kabyle avec la mamie qui est littéralement pareille que ma grand-mère (j’ai jamais entendu ça de ma vie dans un film ça m’a fait bondir de mon lit tellement j’étais pas prête), carrément chanter Vava innouva le truc que tout le monde chante à ses enfants dans ma famille ??? Pour m’abattre ! Tous les acteurs étaient d’une justesse folle (Tahar Rahim je t’aime t’es le meilleur des meilleurs et je le savais déjà) !!
Les effets, les couleurs, le maquillage je vais jamais m’en remettre tout est littéralement parfait, je n’ai aucune critique, le sujet est MAÎTRISÉ. Dommage que je puisse pas l’effacer de ma mémoire pour le revoir, c’est définitivement devenu un de mes films préférés, et ça pour toujours je le sais. Et les gens qui ont pas aimé le film c’est juste que c’était pas pour vous, et c’est ok même si vous avez l’habitude que tout soit pour vous dcp là ça vous fait bizarre haha…
Julia Ducourneau jtm hâte de voir ce que tu vas nous proposer pour la suite, cette femme me parle tellement (body horror enjoyer et half kabyle ma came).
Et bien sûr, l’extrait d’un article Substack qui a résonné x1000 en moi, merci @ amocide, ma reine :
« Dans Alpha, le dernier film de Julia Ducournau, le vent rouge est une malédiction qui coule dans les veines de ceux qui n’ont pas la chance d’y échapper. La métaphore est assez abstraite, jusqu’à la dernière scène où un personnage frappé par la malédiction se décompose dans un long vent de poussière rouge. Il rejoint les siens. Être ce qu’on est, maudits par quelque force étrange, c’est appartenir. J’appartiens à ce qui m’a précédé, et à ce qui me succèdera.
Je suis lesbienne, le vent rouge coule dans mes veines, et je m’asseois mal, je ne suis pas très féminine, je n’arrive pas à comprendre ces rouages là. Je chéris cette autonomie dont je jouis. Je suis à ma place dans l’interstice entre les femmes et les hommes. Je suis cachée sous le plancher quand l’homme reste à table et que la femme débarrasse. Je suis sous le lit quand l’homme fait l’amour à sa femme sans se soucier de son plaisir. Lesbienne. J’aime ce mot. Je le porte dans mon cœur comme la chose la plus définitionnelle de mon être. Je porte à chaque endroit de mon corps la marque qu’il a imprimé en moi. »