Je pensais tomber sur un western muet très simpliste glorifiant la religion, mais Hell’s Hinges m’a surpris. Le pasteur se révèle faible et corrompu, et c’est Blaze, hors-la-loi repenti, qui devient le vrai porteur du message. Ce n’est pas la religion qui a failli, mais son représentant.
Les femmes ont ici un rôle décisif : l’une guide vers la rédemption, l’autre vers la chute. Cette vision très manichéenne peut déranger aujourd’hui, tout comme la légitimation d’une violence purificatrice. Mais c’est justement ce mélange qui rend le film intéressant à lire.
La réalisation impressionne : fondus religieux (la croix, le visage illuminé de Blaze) et surtout l’incendie final, spectaculaire et filmé avec une vraie puissance visuelle, où les flammes dévorent le cadre.