C’est sans aucun doute le meilleur documentaire « éducatif » que j’ai vu de ma vie. Pour une raison simple, jamais un documentaire m’a autant conforté dans mon idée que la pornographie est tant un pêché, qu’une immondice de notre monde.
Ca me conforte aussi dans mon idée qu'il faut arrêter de penser que travailler dans ce secteur, c'est être libre et être en possession de son corps. Cet argument a un nom : le piège du libéralisme/capitalisme. On voit bien que ce monde fait des femmes des objets. La femme et son corps ne sont utiles que pour la société de production qui pourra faire de l'argent, et si la femme n'a pas le corps adéquat pour la société, alors elle sera soit reléguée dans des rôles de merde, soit invitée à partir.
Il faudrait montrer ce documentaire dans les lycées, cela permettrait aux jeunes hommes en particulier (qui s’éduquent par la pornographie), que tout est faux. Comme lorsqu’on regarde un Rambo, tout est faux, tout est construit, et des hommes prennent pourtant tout cela pour modèles.On voit que la pornographie n’a rien à voir avec un espèce d’art qui permettrait de dessiner, d’observer, de mettre en valeur les courbures des corps et leur poésie. Ce n’est pas non plus du cinéma au sens noble du terme, on ne cherche pas à provoquer des émotions, on ne cherche pas à rendre un hommage à la beauté du monde. On cherche simplement avec le porno, à faire de l’argent, vendre un rêve de merde à des jeunes femmes et des jeunes hommes (souvent issus de l’immigration qui n’ont que ça pour vivre).Le plus marquant dans ce documentaire réside dans les regards. On dit souvent que « les yeux sont le reflet de l’âme ». Malheureusement, ce documentaire nous montre à quel point, les actrices sont totalement vides, ne ressentent rien, paraissent ailleurs, paraissent détachées. Ca m’a fait énormément de peine, parce qu’à chaque plan où l’on voyait une femme, je savais d’avance que dès que la caméra de tournage s’arrêtait, elle allait retourner en elle (prendre du recul et penser à sa propre condition) et se sentir comme vide.Le truc aussi troublant, c’est ce réalisateur qui de façon parfois très violente, très virulente, donne les ordres aux femmes. Le frérot se prend pour Godard et se met à inventer un scénario sur le plateau de tournage. Il y a aussi cette scène où l’on reprend l’esthétique de la « milf », dans laquelle, le réalisateur arrête la caméra et explique à l’actrice comment tenir un pénis pour que ça fasse mieux - pendant quelque chose comme cinq minutes, il lui dit comment prendre le pénis, comment le tenir, où mettre sa langue, l’angle à prendre…Je retiens surtout quelques scènes marquantes.La première : une scène de « levrette », où l’on voit que le réalisateur filme le visage de l’actrice qui gémit pendant que l’acteur tape dans ses mains pour faire croire qu’il effectue l’action sexuelle. L’actrice fait semblant de crier, l’acteur fait semblant de faire l’amour (de « baiser » dans le langage pornographique).La seconde : une scène de » faciale » où le réalisateur rajoute du lubrifiant, demande à l’actrice de cracher et de faire de la mousse pour qu’on voit que son visage est recouvert de sperme. Les acteurs eux même ne comprennent pas vraiment, car ils viennent tous les deux d’éjaculer.L’un des acteurs dit : "ça fait vachement factice", le réalisateur répond : «tu ne sais pas ce qui se vend toi, bien sûr qu'ils achètent les mecs"On a aussi une scène avec de multiples pauses, avec que des fausses actions. On voit que dès que la caméra s’arrête, les acteurs, mais surtout les actrices, sont détachées et vides. Après, le documentaire permet de voir de nombreuses esthétiques. Des esthétiques reprises pour assouvir des fantasmes de potentiels spectateurs – parce que cela vend mieux !-> « esthétique teen » et ajout d'un accent russophone (fabrication). (Dans cette scène, l'actrice pleure, on ne comprend pas si c’est hors caméra ou pour le film).- « esthétique du puceau (gay) (et noir) » - une scène qui me gêne énormément. Pourquoi ? Parce qu’on voit un jeune homme qui a 19 ans, qui est persuadé qu’il sera un jour comme le réalisateur, et qu’il pourra enfin trouver une petite amie. On voit le réalisateur lui vendre le rêve de la pornographie, et même invoquer des arguments de merde comme « tu baiseras pleins de femmes », « tu sortiras de ta condition d’ouvrier ». Mais lui qui veut attirer des femmes se retrouve à faire des scènes homosexuelles. Il dit : "j'aimerai bien gagner en assurance pour voir les filles de mon lycée"Le réalisateur lui dit : "une fois que ça part sur internet, tu ne peux pas trop contrôler où ça va car les mecs se repiquent les scènes"Il ajoute : "t'as pas une énorme bite, t'as une bonne bite, donc tu dois être technique"On y voit aussi les débuts d'Anna Polina- on se moque de sa petite poitrine.
J’en ressors avec un questionnement, que je pose aussi à moi-même en tant qu’homme : les hommes sont-ils excités par les bruits, l’idée de faire l’amour ? Non parce qu’on comprend bien que tout est simulation dans la pornographie, alors pourquoi ça nous excite tant ?
C’est sans aucun doute le meilleur documentaire « éducatif » que j’ai vu de ma vie. Pour une raison simple, jamais un documentaire m’a autant conforté dans mon idée que la pornographie est tant un pêché, qu’une immondice de notre monde.
Ca me conforte aussi dans mon idée qu'il faut arrêter de penser que travailler dans ce secteur, c'est être libre et être en possession de son corps. Cet argument a un nom : le piège du libéralisme/capitalisme. On voit bien que ce monde fait des femmes des objets. La femme et son corps ne sont utiles que pour la société de production qui pourra faire de l'argent, et si la femme n'a pas le corps adéquat pour la société, alors elle sera soit reléguée dans des rôles de merde, soit invitée à partir.
Il faudrait montrer ce documentaire dans les lycées, cela permettrait aux jeunes hommes en particulier (qui s’éduquent par la pornographie), que tout est faux. Comme lorsqu’on regarde un Rambo, tout est faux, tout est construit, et des hommes prennent pourtant tout cela pour modèles.On voit que la pornographie n’a rien à voir avec un espèce d’art qui permettrait de dessiner, d’observer, de mettre en valeur les courbures des corps et leur poésie. Ce n’est pas non plus du cinéma au sens noble du terme, on ne cherche pas à provoquer des émotions, on ne cherche pas à rendre un hommage à la beauté du monde. On cherche simplement avec le porno, à faire de l’argent, vendre un rêve de merde à des jeunes femmes et des jeunes hommes (souvent issus de l’immigration qui n’ont que ça pour vivre).Le plus marquant dans ce documentaire réside dans les regards. On dit souvent que « les yeux sont le reflet de l’âme ». Malheureusement, ce documentaire nous montre à quel point, les actrices sont totalement vides, ne ressentent rien, paraissent ailleurs, paraissent détachées. Ca m’a fait énormément de peine, parce qu’à chaque plan où l’on voyait une femme, je savais d’avance que dès que la caméra de tournage s’arrêtait, elle allait retourner en elle (prendre du recul et penser à sa propre condition) et se sentir comme vide.Le truc aussi troublant, c’est ce réalisateur qui de façon parfois très violente, très virulente, donne les ordres aux femmes. Le frérot se prend pour Godard et se met à inventer un scénario sur le plateau de tournage. Il y a aussi cette scène où l’on reprend l’esthétique de la « milf », dans laquelle, le réalisateur arrête la caméra et explique à l’actrice comment tenir un pénis pour que ça fasse mieux - pendant quelque chose comme cinq minutes, il lui dit comment prendre le pénis, comment le tenir, où mettre sa langue, l’angle à prendre…Je retiens surtout quelques scènes marquantes.La première : une scène de « levrette », où l’on voit que le réalisateur filme le visage de l’actrice qui gémit pendant que l’acteur tape dans ses mains pour faire croire qu’il effectue l’action sexuelle. L’actrice fait semblant de crier, l’acteur fait semblant de faire l’amour (de « baiser » dans le langage pornographique).La seconde : une scène de » faciale » où le réalisateur rajoute du lubrifiant, demande à l’actrice de cracher et de faire de la mousse pour qu’on voit que son visage est recouvert de sperme. Les acteurs eux même ne comprennent pas vraiment, car ils viennent tous les deux d’éjaculer.L’un des acteurs dit : "ça fait vachement factice", le réalisateur répond : «tu ne sais pas ce qui se vend toi, bien sûr qu'ils achètent les mecs"On a aussi une scène avec de multiples pauses, avec que des fausses actions. On voit que dès que la caméra s’arrête, les acteurs, mais surtout les actrices, sont détachées et vides. Après, le documentaire permet de voir de nombreuses esthétiques. Des esthétiques reprises pour assouvir des fantasmes de potentiels spectateurs – parce que cela vend mieux !-> « esthétique teen » et ajout d'un accent russophone (fabrication). (Dans cette scène, l'actrice pleure, on ne comprend pas si c’est hors caméra ou pour le film).- « esthétique du puceau (gay) (et noir) » - une scène qui me gêne énormément. Pourquoi ? Parce qu’on voit un jeune homme qui a 19 ans, qui est persuadé qu’il sera un jour comme le réalisateur, et qu’il pourra enfin trouver une petite amie. On voit le réalisateur lui vendre le rêve de la pornographie, et même invoquer des arguments de merde comme « tu baiseras pleins de femmes », « tu sortiras de ta condition d’ouvrier ». Mais lui qui veut attirer des femmes se retrouve à faire des scènes homosexuelles. Il dit : "j'aimerai bien gagner en assurance pour voir les filles de mon lycée"Le réalisateur lui dit : "une fois que ça part sur internet, tu ne peux pas trop contrôler où ça va car les mecs se repiquent les scènes"Il ajoute : "t'as pas une énorme bite, t'as une bonne bite, donc tu dois être technique"On y voit aussi les débuts d'Anna Polina- on se moque de sa petite poitrine.
J’en ressors avec un questionnement, que je pose aussi à moi-même en tant qu’homme : les hommes sont-ils excités par les bruits, l’idée de faire l’amour ? Non parce qu’on comprend bien que tout est simulation dans la pornographie, alors pourquoi ça nous excite tant ?