Ça m'impressionnera toujours à quel point Ishii maîtrise le temps dans ses films, celui-ci dure à peine 30 minutes et pourtant c'est réellement dense, en le finissant j'avais l'impression d'avoir au moins vu le double.
On retrouve ici un film singulier. Où on voit principalement une course-poursuite entre Hiroshi, représentant un peuple désabusé, en perte de repère et de compréhension face au monde. Et le détective représentant grossièrement la société. La course est volontairement longue, pour montrer d'une certaine manière que la société te suivra partout. Qu'importe si tu pars loin, ou plus vite qu'elle, l'ordre te traquera et te trouvera. Ce qui devient limite absurde à un moment, absurdité renforcée par les hallucinations d'Hiroshi durant une partie de la course, d'ailleurs la mise en scène à ce moment surtout au niveau des transition est génial je trouve, on entre et ressors de celle-ci de façon extrêmement fluide. Et comme la fuite ne marche pas vient la violence. Mais cette violence dans le film est bridée, on nous fait bien comprendre qu'elle n'arrivera à rien, qu'elle est limite inutile tant elle ne résout rien. Il ne reste rien pour le peuple finalement, ce qui témoigne d'une vision plutôt fataliste du monde. Et j'aime quand les films mélange tristesse et dynamisme.
Ça m'impressionnera toujours à quel point Ishii maîtrise le temps dans ses films, celui-ci dure à peine 30 minutes et pourtant c'est réellement dense, en le finissant j'avais l'impression d'avoir au moins vu le double.
On retrouve ici un film singulier. Où on voit principalement une course-poursuite entre Hiroshi, représentant un peuple désabusé, en perte de repère et de compréhension face au monde. Et le détective représentant grossièrement la société. La course est volontairement longue, pour montrer d'une certaine manière que la société te suivra partout. Qu'importe si tu pars loin, ou plus vite qu'elle, l'ordre te traquera et te trouvera. Ce qui devient limite absurde à un moment, absurdité renforcée par les hallucinations d'Hiroshi durant une partie de la course, d'ailleurs la mise en scène à ce moment surtout au niveau des transition est génial je trouve, on entre et ressors de celle-ci de façon extrêmement fluide. Et comme la fuite ne marche pas vient la violence. Mais cette violence dans le film est bridée, on nous fait bien comprendre qu'elle n'arrivera à rien, qu'elle est limite inutile tant elle ne résout rien. Il ne reste rien pour le peuple finalement, ce qui témoigne d'une vision plutôt fataliste du monde. Et j'aime quand les films mélange tristesse et dynamisme.