Un film poignant. Trois jours dans le quotidien de milliers d’hommes, de femmes et de familles méprisés parce qu’ils tentent simplement de s’en sortir.
On ressent une vraie pression : l’énervement face à tous les acteurs de sa vie qui lui mettent des bâtons dans les roues alors qu’il cherche sincèrement à s’en sortir. C’est une question de survie, mais aussi une mission personnelle : subvenir avant tout aux besoins des autres, à ceux de sa maman.
Les trente dernières minutes sont étouffantes, et la prestation de Abou Sangare est époustouflante de justesse. Le fait qu’il répète "honnêtement" lorsqu’il narre ce récit appris, qu’on lui coupe la parole à répétition pour déceler une vérité, sa vérité. Et puis ce monologue : les émotions qui transparaissent, le moment où il perd totalement le contrôle tout en reprenant le contrôle de son destin. Pour une fois, il est écouté. Et on sent véritablement qu’il est cru.
Ses silences sont des appels à l’aide.
Les silences des autres sont des couteaux dans le dos.
Et le dernier silence est le poids du doute constant qui repose sur ses épaules : celui d’être, ou non, accepté.
Quand il raconte la Libye, les horreurs vécues, le traitement subi, le fait d’avoir été traité comme un animal… on réalise que d'une certaine façon, il subit encore un traitement similaire en France.
Un film poignant. Trois jours dans le quotidien de milliers d’hommes, de femmes et de familles méprisés parce qu’ils tentent simplement de s’en sortir.
On ressent une vraie pression : l’énervement face à tous les acteurs de sa vie qui lui mettent des bâtons dans les roues alors qu’il cherche sincèrement à s’en sortir. C’est une question de survie, mais aussi une mission personnelle : subvenir avant tout aux besoins des autres, à ceux de sa maman.
Les trente dernières minutes sont étouffantes, et la prestation de Abou Sangare est époustouflante de justesse. Le fait qu’il répète "honnêtement" lorsqu’il narre ce récit appris, qu’on lui coupe la parole à répétition pour déceler une vérité, sa vérité. Et puis ce monologue : les émotions qui transparaissent, le moment où il perd totalement le contrôle tout en reprenant le contrôle de son destin. Pour une fois, il est écouté. Et on sent véritablement qu’il est cru.
Ses silences sont des appels à l’aide.
Les silences des autres sont des couteaux dans le dos.
Et le dernier silence est le poids du doute constant qui repose sur ses épaules : celui d’être, ou non, accepté.
Quand il raconte la Libye, les horreurs vécues, le traitement subi, le fait d’avoir été traité comme un animal… on réalise que d'une certaine façon, il subit encore un traitement similaire en France.