Je retrouve encore une fois le jeune Marcel qui ventait tant la gloire de son père. La dynamique des souvenirs et de la nostalgie imposée sont encore bien présente et toujours aussi touchante.
La fidélité de Lili me touche, lui, qui a attendu la venue de Marcel sous cette pluie froide de Noël, si ça ce n’est pas une vraie preuve d’amitié et bien qu’on m’en voie trompée.
Le rythme est cependant bien différent du premier, il se concentre bien plus les collines enchantées, je trouvais cela dommage au début car ça enlevait ce côté précieux qu’elles avaient, mais mon avis a vite tourné à mesure que le film avançait.
J’aurais aimé dire que j’ai apprécié la rencontre de Marcel avec Isabelle mais je mentirais si je le faisais, son orgueil de noble m’agace au plus haut point
"Je regardais ses mains si petites, qui faisait naître tant de musique. Et je compris que c’était une fée qui avait la clé de mes plus secrets châteaux" Ça nous montre bien l’admiration et la dévotion enfantine que Marcel a tout de suite portée à Isabelle. Marcel aura sûrement retenue la leçon sur l’imposture d’Isabelle, car sa reine n’était en fait qu’un simple rêve.
La poésie qui entour ces films a le don de m’émouvoir à chaque fois, même dans la simplicité d’un geste ou d’une parole.
La rencontre avec ce noble quand Marcel et sa famille passent sur ses terres pour emprunter ce fameux raccourcis est très touchante et nous rappelle qu’un simple acte de bonté et de gentillesse veut parfois dire bien plus que milles promesses sertie de milles richesses.
Je n’avais jamais fait attention auparavant mais des que les scènes se passent à la ville les couleurs sont bien plus ternes, il y’a moins de vie dedans. Cinématographiquement parlant les scènes sont en général merveilleusement bien faites, le sens du détail aide vraiment à ressentir pleinement les émotions transmises par certaines scènes. L’espace des pièces closes est tout aussi bien utilisé, surtout à la ville où ça nous montre bien que la légèreté des collines n’a pas sa place ici.
J’aurais encore une fois mentis si j’avais dit que je m’attendait à pleurer de tristesse pour les aventures du jeune Marcel, je finis ces dites aventures avec un sentiment tout particulier, mais j’ai été heureuse de vivre cette vie qui ma tant attendrie.