
Le Canapé rouge
2005·Comedy·20m
7.1
★
How to stay at your lover's side (who's married to another woman) all day long without anyone noticing...
Directed by Éric Rohmer and Marie Rivière

IMDB
N/A
Cast

Marie Rivière

Charlotte Véry
Crew

Éric Rohmer
Director

Marie Rivière
Director

Marie Rivière
Writer

Mary Stephen
Editor

Diane Baratier
Director of Photography

Éric Rohmer
Storyboard
Popular Reviews
4 reviews
VictorPRO
10.0★ · 03/01/26

Le cinéma d’Éric Rohmer se présente comme un cinéma moralisateur, mais pas dans le sens d’une morale d’esclave ; plutôt comme un détachement du sujet de sa condition matérielle. Les dilemmes moraux de ses films sont présentés comme tout ce qui existe, et puis rien d’autre.
Je ne dis pas cela péjorativement ; au contraire, j’exprime une grande admiration face à la manière dont Rohmer filme les hasards quotidiens, tels qu’ils sont naturels au cinéma, et donc à son cinéma, et donc à la vie. La caméra de Rohmer est centrée sur des décors qui interagissent presque spirituellement avec le film.
Les personnages sont l’expression de la liberté de l’Homme, et seulement de l’Homme , du libre arbitre de Descartes. Mais la manière dont ces personnages sont filmés se rapproche davantage de la pensée existentialiste : chez Rohmer, nous sommes condamnés à faire des choix.
J’aimerais finir mon commentaire par une comparaison avec un autre réalisateur français que j’adore : Robert Bresson. Nous avons tendance à associer le cinéma de l’un à celui de l’autre sous l’étiquette du “cinéma minimal”. Mais je pense qu’ils sont fondamentalement différents. Tandis que chez Rohmer le sujet est attaché à la morale, et le reste, le film inclus, suit ce sujet, dépend de lui, chez Bresson le sujet n’est qu’une expression de son entourage, le film y compris.
La morale, chez Bresson, n’est qu’un reflet des conditions matérielles qui définissent l’individu, lorsque celui-ci en possède une, puisque souvent Bresson traite ses personnages comme une excuse pour filmer le monde à travers eux.
Le cinéma de Rohmer et celui de Bresson se rapprochent du cinéma total de Bazin dans leur volonté commune de représenter le monde à travers le cinéma, dans une quête de vraisemblance. Pourtant, leurs formes sont si différentes que cette opposition révèle peut-être une vérité plus profonde : si deux cinémas, cherchant tous deux la vraisemblance, produisent des œuvres si radicalement distinctes, alors la vraisemblance elle-même devient impossible.
Le monde en crise, la représentation en crise.
Je ne dis pas cela péjorativement ; au contraire, j’exprime une grande admiration face à la manière dont Rohmer filme les hasards quotidiens, tels qu’ils sont naturels au cinéma, et donc à son cinéma, et donc à la vie. La caméra de Rohmer est centrée sur des décors qui interagissent presque spirituellement avec le film.
Les personnages sont l’expression de la liberté de l’Homme, et seulement de l’Homme , du libre arbitre de Descartes. Mais la manière dont ces personnages sont filmés se rapproche davantage de la pensée existentialiste : chez Rohmer, nous sommes condamnés à faire des choix.
J’aimerais finir mon commentaire par une comparaison avec un autre réalisateur français que j’adore : Robert Bresson. Nous avons tendance à associer le cinéma de l’un à celui de l’autre sous l’étiquette du “cinéma minimal”. Mais je pense qu’ils sont fondamentalement différents. Tandis que chez Rohmer le sujet est attaché à la morale, et le reste, le film inclus, suit ce sujet, dépend de lui, chez Bresson le sujet n’est qu’une expression de son entourage, le film y compris.
La morale, chez Bresson, n’est qu’un reflet des conditions matérielles qui définissent l’individu, lorsque celui-ci en possède une, puisque souvent Bresson traite ses personnages comme une excuse pour filmer le monde à travers eux.
Le cinéma de Rohmer et celui de Bresson se rapprochent du cinéma total de Bazin dans leur volonté commune de représenter le monde à travers le cinéma, dans une quête de vraisemblance. Pourtant, leurs formes sont si différentes que cette opposition révèle peut-être une vérité plus profonde : si deux cinémas, cherchant tous deux la vraisemblance, produisent des œuvres si radicalement distinctes, alors la vraisemblance elle-même devient impossible.
Le monde en crise, la représentation en crise.
Le cinéma d’Éric Rohmer se présente comme un cinéma moralisateur, mais pas dans le sens d’une morale d’esclave ; plutôt comme un détachement du sujet de sa condition matérielle. Les dilemmes moraux de ses films sont présentés comme tout ce qui existe, et puis rien d’autre.
Je ne dis pas cela péjorativement ; au contraire, j’exprime une grande admiration face à la manière dont Rohmer filme les hasards quotidiens, tels qu’ils sont naturels au cinéma, et donc à son cinéma, et donc à la vie. La caméra de Rohmer est centrée sur des décors qui interagissent presque spirituellement avec le film.
Les personnages sont l’expression de la liberté de l’Homme, et seulement de l’Homme , du libre arbitre de Descartes. Mais la manière dont ces personnages sont filmés se rapproche davantage de la pensée existentialiste : chez Rohmer, nous sommes condamnés à faire des choix.
J’aimerais finir mon commentaire par une comparaison avec un autre réalisateur français que j’adore : Robert Bresson. Nous avons tendance à associer le cinéma de l’un à celui de l’autre sous l’étiquette du “cinéma minimal”. Mais je pense qu’ils sont fondamentalement différents. Tandis que chez Rohmer le sujet est attaché à la morale, et le reste, le film inclus, suit ce sujet, dépend de lui, chez Bresson le sujet n’est qu’une expression de son entourage, le film y compris.
La morale, chez Bresson, n’est qu’un reflet des conditions matérielles qui définissent l’individu, lorsque celui-ci en possède une, puisque souvent Bresson traite ses personnages comme une excuse pour filmer le monde à travers eux.
Le cinéma de Rohmer et celui de Bresson se rapprochent du cinéma total de Bazin dans leur volonté commune de représenter le monde à travers le cinéma, dans une quête de vraisemblance. Pourtant, leurs formes sont si différentes que cette opposition révèle peut-être une vérité plus profonde : si deux cinémas, cherchant tous deux la vraisemblance, produisent des œuvres si radicalement distinctes, alors la vraisemblance elle-même devient impossible.
Le monde en crise, la représentation en crise.
Je ne dis pas cela péjorativement ; au contraire, j’exprime une grande admiration face à la manière dont Rohmer filme les hasards quotidiens, tels qu’ils sont naturels au cinéma, et donc à son cinéma, et donc à la vie. La caméra de Rohmer est centrée sur des décors qui interagissent presque spirituellement avec le film.
Les personnages sont l’expression de la liberté de l’Homme, et seulement de l’Homme , du libre arbitre de Descartes. Mais la manière dont ces personnages sont filmés se rapproche davantage de la pensée existentialiste : chez Rohmer, nous sommes condamnés à faire des choix.
J’aimerais finir mon commentaire par une comparaison avec un autre réalisateur français que j’adore : Robert Bresson. Nous avons tendance à associer le cinéma de l’un à celui de l’autre sous l’étiquette du “cinéma minimal”. Mais je pense qu’ils sont fondamentalement différents. Tandis que chez Rohmer le sujet est attaché à la morale, et le reste, le film inclus, suit ce sujet, dépend de lui, chez Bresson le sujet n’est qu’une expression de son entourage, le film y compris.
La morale, chez Bresson, n’est qu’un reflet des conditions matérielles qui définissent l’individu, lorsque celui-ci en possède une, puisque souvent Bresson traite ses personnages comme une excuse pour filmer le monde à travers eux.
Le cinéma de Rohmer et celui de Bresson se rapprochent du cinéma total de Bazin dans leur volonté commune de représenter le monde à travers le cinéma, dans une quête de vraisemblance. Pourtant, leurs formes sont si différentes que cette opposition révèle peut-être une vérité plus profonde : si deux cinémas, cherchant tous deux la vraisemblance, produisent des œuvres si radicalement distinctes, alors la vraisemblance elle-même devient impossible.
Le monde en crise, la représentation en crise.
Zouiten
8.0★ · 03/31/25

simplement Éric Rohmer
simplement Éric Rohmer
Alex Mayfield
9.2★ · 10/31/24

Enrico
7.0★ · 08/28/20
