La matière cinématographique subsiste derrière la caméra, c’est ce qui distingue le cinéma des autres arts et qui le rapproche le plus de la réalité : Kanal a grandi à cette école
Wajda annonce très tôt l’intrigue de son récit, enlevant toute forme d’ambiguïté entre lui et spectateur afin de nouer une sorte de lien atypique avec celui-ci : c’est une promesse.
«Chacun des personnages vivent leurs derniers instants», une phrase fondatrice de l’œuvre, tendu sur un fil, qui ne fera qu’être fragilisé par les différents éléments de mise en scène. En ce sens, le film est constamment contradictoire : une tension s’installe, le silence nous immerge, le découpage nous oppresse, les visages se crispent, mais pourtant on sait déjà ce qu’il doit arriver, a-t-on juste choisie de croire le réalisateur ou non ?
Kanal se vie comme un jeu, un jeu entre le cinéaste et son spectateur. Pourtant, toujours dans sa constante contradiction, qui n’est absolument pas un point faible je tiens la préciser mais plutôt un aspect remarquable, l’œuvre ne perds rien de son essence réaliste qu’elle tient au cinéma : les deux coexistent paradoxalement, étant donné que le jeu se détache complètement du réel.
Comme toujours, le travail de Wajda est excellent et 1h30 c’est bien trop peu d’un tel artiste pour ne pas finir sur sa faim…
La matière cinématographique subsiste derrière la caméra, c’est ce qui distingue le cinéma des autres arts et qui le rapproche le plus de la réalité : Kanal a grandi à cette école
Wajda annonce très tôt l’intrigue de son récit, enlevant toute forme d’ambiguïté entre lui et spectateur afin de nouer une sorte de lien atypique avec celui-ci : c’est une promesse.
«Chacun des personnages vivent leurs derniers instants», une phrase fondatrice de l’œuvre, tendu sur un fil, qui ne fera qu’être fragilisé par les différents éléments de mise en scène. En ce sens, le film est constamment contradictoire : une tension s’installe, le silence nous immerge, le découpage nous oppresse, les visages se crispent, mais pourtant on sait déjà ce qu’il doit arriver, a-t-on juste choisie de croire le réalisateur ou non ?
Kanal se vie comme un jeu, un jeu entre le cinéaste et son spectateur. Pourtant, toujours dans sa constante contradiction, qui n’est absolument pas un point faible je tiens la préciser mais plutôt un aspect remarquable, l’œuvre ne perds rien de son essence réaliste qu’elle tient au cinéma : les deux coexistent paradoxalement, étant donné que le jeu se détache complètement du réel.
Comme toujours, le travail de Wajda est excellent et 1h30 c’est bien trop peu d’un tel artiste pour ne pas finir sur sa faim…