Le film est vraiment bon, on est immergé dans l'époque des événements. Les décors et les costumes sont sublimes.Un grand bravo à Roschdy Zem pour ce film et à James Thierrée, d'ailleurs récompensé pour ce rôle, absolument mérité.Ce film est une vraie leçon de vie, il montre bien une certaine facette obscure de la société, qui, des années après, n'a jamais changé.
George Foottit, un clown qui peine à trouver un cirque pour exercer, fait la rencontre de Kananga (de son vrai nom Rafael Padilla), un artiste bon qu’à jouer le cannibale et à faire peur... De ce duo va naître le nouveau nom de scène de Kananga : Chocolat. C'est clair que ce n'est pas terrible... Malgré des débuts difficiles, ce duo va finir par tout casser, mais le succès ne réussira pas à l'un des membres du duo, ce qui entraînera une suite moins glorieuse pour eux...Chocolat, dans son envie de ne plus être le clown qui se fait taper dessus (ce qui semble normal), va rapidement être renvoyé à sa réalité. On peut s'appuyer sur des éléments comme le directeur du spectacle, qui ne connaît même pas son vrai nom, ou son partenaire qui le rabaisse souvent en lui disant que, sans lui, il ne serait rien et qui prend plus d'argent que lui et qui après la scène de théâtre pas appréciée par le public, regarde Chocolat l'air de dire "je te l'avais dis". On voit aussi lorsqu'il veut changer son nom de scène pour utiliser son vrai nom ; rapidement, il comprendra qu'il est finalement Chocolat et que la seule chose que le public veut voir de lui, c'est se faire taper dessus.
Quand je parle d'une société qui n'a pas changé, j'entends que Chocolat n'était rien de plus qu'un business, qu'il n'était absolument pas considéré et qu'il ne servait que de divertissement. On ne le voit pas comme un être humain, mais plutôt comme un animal, comme le montrent les exemples des enfants qui ont peur de lui, de l'enfant qui touche sa peau pour vérifier si ce n'est pas du maquillage, et des personnes noires exposées, à qui des pièces sont jetées.Mais surtout, si il ne se plie pas aux règles et à ce qu'on lui demande de faire, on l'écrase. La fin de Chocolat est tragique, car il s'enfonce dans l'alcoolisme et les dettes, et au final, on l'oublie complètement.À la fin, lorsqu'on le voit dans sa nouvelle vie, pauvre et malade, on entend un fils dire à son père : "C'est pas Chocolat ?" et le père lui répond qu'il est mort. Finalement, aurait-il mieux valu continuer à jouer dans des cirques modestes et ne jamais goûter à la "vie d'artiste", ou rester celui qui se fait taper dessus sans jamais avoir de rêve ? En tout cas, les regrets resteront et Chocolat le comprends avec sa phrase "Je suis Chocolat et j'ai voulu changer de peau."
Pour terminer, je reproche un peu à ce film le manque de profondeur au niveau de la tristesse et le saut temporel entre le théâtre et la chute de Chocolat. J'aurais préféré qu'on voit comment il perd tout au fur et à mesure, et comment son partenaire Foottit s'en est sorti, mais pour ce qu'il dénonce et le message, c'est top.
Le film est vraiment bon, on est immergé dans l'époque des événements. Les décors et les costumes sont sublimes.Un grand bravo à Roschdy Zem pour ce film et à James Thierrée, d'ailleurs récompensé pour ce rôle, absolument mérité.Ce film est une vraie leçon de vie, il montre bien une certaine facette obscure de la société, qui, des années après, n'a jamais changé.
George Foottit, un clown qui peine à trouver un cirque pour exercer, fait la rencontre de Kananga (de son vrai nom Rafael Padilla), un artiste bon qu’à jouer le cannibale et à faire peur... De ce duo va naître le nouveau nom de scène de Kananga : Chocolat. C'est clair que ce n'est pas terrible... Malgré des débuts difficiles, ce duo va finir par tout casser, mais le succès ne réussira pas à l'un des membres du duo, ce qui entraînera une suite moins glorieuse pour eux...Chocolat, dans son envie de ne plus être le clown qui se fait taper dessus (ce qui semble normal), va rapidement être renvoyé à sa réalité. On peut s'appuyer sur des éléments comme le directeur du spectacle, qui ne connaît même pas son vrai nom, ou son partenaire qui le rabaisse souvent en lui disant que, sans lui, il ne serait rien et qui prend plus d'argent que lui et qui après la scène de théâtre pas appréciée par le public, regarde Chocolat l'air de dire "je te l'avais dis". On voit aussi lorsqu'il veut changer son nom de scène pour utiliser son vrai nom ; rapidement, il comprendra qu'il est finalement Chocolat et que la seule chose que le public veut voir de lui, c'est se faire taper dessus.
Quand je parle d'une société qui n'a pas changé, j'entends que Chocolat n'était rien de plus qu'un business, qu'il n'était absolument pas considéré et qu'il ne servait que de divertissement. On ne le voit pas comme un être humain, mais plutôt comme un animal, comme le montrent les exemples des enfants qui ont peur de lui, de l'enfant qui touche sa peau pour vérifier si ce n'est pas du maquillage, et des personnes noires exposées, à qui des pièces sont jetées.Mais surtout, si il ne se plie pas aux règles et à ce qu'on lui demande de faire, on l'écrase. La fin de Chocolat est tragique, car il s'enfonce dans l'alcoolisme et les dettes, et au final, on l'oublie complètement.À la fin, lorsqu'on le voit dans sa nouvelle vie, pauvre et malade, on entend un fils dire à son père : "C'est pas Chocolat ?" et le père lui répond qu'il est mort. Finalement, aurait-il mieux valu continuer à jouer dans des cirques modestes et ne jamais goûter à la "vie d'artiste", ou rester celui qui se fait taper dessus sans jamais avoir de rêve ? En tout cas, les regrets resteront et Chocolat le comprends avec sa phrase "Je suis Chocolat et j'ai voulu changer de peau."
Pour terminer, je reproche un peu à ce film le manque de profondeur au niveau de la tristesse et le saut temporel entre le théâtre et la chute de Chocolat. J'aurais préféré qu'on voit comment il perd tout au fur et à mesure, et comment son partenaire Foottit s'en est sorti, mais pour ce qu'il dénonce et le message, c'est top.