Tous les plans sont magnifiques : la composition est très droite, carrée, précise - y’a un côté très très moderne qui est assez frappant des les premiers plans (bien vu l’artiste c’est 89 pas 50 hein). Parfois (bain vu de dehors, où on fait le feu vers 01:20) on a carrément l’impression que le décor est peint. Le plan de l’enterrement juste après est particulièrement réussi (compo/lumiere/costume…)
Je trouve que le noir est blanc à l’air très différent de d’habitude je sais pas pourquoi (cf remarque précédente de l’artiste là)
Il y a des passages (vers 01:10 la scène du thé avec le père de l’amant de Yosuko ; vers 01:30 la description du PTSD avec du mime, des effets sonores et une lumière dirigée) dont la mise en scène me semble très théâtrale, c’est intéressant
Sur le fond de l’histoire : je n’y connaissais rien, c’est vraiment super intéressant de pouvoir en apprendre plus sur les conséquences d’Hiroshima comme ça. Notamment je trouve que ça permet de déconstruire le mythe « la bombe nucléaire rase tout sur son passage » ; non : elle (et la guerre plus globalement, cf. l’inconnu qui arrive en moto vers 01:25) blesse, elle entaille, elle dissout et fait fondre les corps, laisse des traces et des ruines, affecte sur la longue durée et s’inscrit comme un événement construit à travers toutes ces manifestations et non seulement la simple explosion en un lieu. Les gens circulent et vivent outre cet événement mais pas contre ou avec ; il existe en eux. La distinction des irradiés-du-jour/irradiés-du-lendemain (je me souviens plus des termes exacte) est assez significative là dessus à mon sens.
En ce sens elle s’inscrit dans les dynamiques propres d’une société et intègre ses croyances : si les logiques matrimoniales ne sont pas interrompues, elles sont transformées ; les croyances/cultes locaux intègrent la dimension nucléaire dans leur champ d’application parce-que cela a existé et donc doit pouvoir être résolu/solutionné grâce aux logiciels antérieurs (ou alors je suis un bouffon et on décrit juste comment la mère se fait escroquer par une charlatane c’est clairement une possibilité 👍)
Bon par contre pardon mais c’est pas un peu cliché de finir un film japonais avec une histoire de carpe ?
Et puis « même une paix injuste vaut mieux qu’une guerre juste » c’est clairement le genre de take dépolitisante de ton pote socdem si je puis me permettre
Tous les plans sont magnifiques : la composition est très droite, carrée, précise - y’a un côté très très moderne qui est assez frappant des les premiers plans (bien vu l’artiste c’est 89 pas 50 hein). Parfois (bain vu de dehors, où on fait le feu vers 01:20) on a carrément l’impression que le décor est peint. Le plan de l’enterrement juste après est particulièrement réussi (compo/lumiere/costume…)
Je trouve que le noir est blanc à l’air très différent de d’habitude je sais pas pourquoi (cf remarque précédente de l’artiste là)
Il y a des passages (vers 01:10 la scène du thé avec le père de l’amant de Yosuko ; vers 01:30 la description du PTSD avec du mime, des effets sonores et une lumière dirigée) dont la mise en scène me semble très théâtrale, c’est intéressant
Sur le fond de l’histoire : je n’y connaissais rien, c’est vraiment super intéressant de pouvoir en apprendre plus sur les conséquences d’Hiroshima comme ça. Notamment je trouve que ça permet de déconstruire le mythe « la bombe nucléaire rase tout sur son passage » ; non : elle (et la guerre plus globalement, cf. l’inconnu qui arrive en moto vers 01:25) blesse, elle entaille, elle dissout et fait fondre les corps, laisse des traces et des ruines, affecte sur la longue durée et s’inscrit comme un événement construit à travers toutes ces manifestations et non seulement la simple explosion en un lieu. Les gens circulent et vivent outre cet événement mais pas contre ou avec ; il existe en eux. La distinction des irradiés-du-jour/irradiés-du-lendemain (je me souviens plus des termes exacte) est assez significative là dessus à mon sens.
En ce sens elle s’inscrit dans les dynamiques propres d’une société et intègre ses croyances : si les logiques matrimoniales ne sont pas interrompues, elles sont transformées ; les croyances/cultes locaux intègrent la dimension nucléaire dans leur champ d’application parce-que cela a existé et donc doit pouvoir être résolu/solutionné grâce aux logiciels antérieurs (ou alors je suis un bouffon et on décrit juste comment la mère se fait escroquer par une charlatane c’est clairement une possibilité 👍)
Bon par contre pardon mais c’est pas un peu cliché de finir un film japonais avec une histoire de carpe ?
Et puis « même une paix injuste vaut mieux qu’une guerre juste » c’est clairement le genre de take dépolitisante de ton pote socdem si je puis me permettre