main thought : did you just stab me?
C’est donc un film poignant, au sens premier du terme : un film qui provoque une impression vive et pénible.
Pour ne parler que de l’aspect politique, tout, dans 120 battements par minute, traduit une lutte tragique et désespérée pour la vie. Les militants tentent de secouer un monde figé, indifférent, de marbre. Un monde qui regarde des malades mourir en détournant les yeux.
Ils ont beau jeter du faux sang, être violents, crier, choquer, se montrer agressifs, recommencer encore et encore : ils sont réduits à néant. Leur vie ne pèse rien face à l’inertie des institutions.
Le film nous fait ressentir cette tension permanente, cette énergie du désespoir qui les étouffe et les consume de l’intérieur.
La manière dont le film rend la maladie tangible, les moments de vie qu’il leur reste, les histoires d’amour, est tout aussi frappante. Mais leur beauté tient précisément au fait qu’ils ne sont pas dits clairement. Le langage frappe par les slogans ; il n’y a pas de place pour les épanchements lyriques. Vouloir mettre des mots sur ces instants serait trahir la subtilité que le film parvient à construire.
Nul besoin de dire : il suffit de regarder pour comprendre.
main thought : did you just stab me?
C’est donc un film poignant, au sens premier du terme : un film qui provoque une impression vive et pénible.
Pour ne parler que de l’aspect politique, tout, dans 120 battements par minute, traduit une lutte tragique et désespérée pour la vie. Les militants tentent de secouer un monde figé, indifférent, de marbre. Un monde qui regarde des malades mourir en détournant les yeux.
Ils ont beau jeter du faux sang, être violents, crier, choquer, se montrer agressifs, recommencer encore et encore : ils sont réduits à néant. Leur vie ne pèse rien face à l’inertie des institutions.
Le film nous fait ressentir cette tension permanente, cette énergie du désespoir qui les étouffe et les consume de l’intérieur.
La manière dont le film rend la maladie tangible, les moments de vie qu’il leur reste, les histoires d’amour, est tout aussi frappante. Mais leur beauté tient précisément au fait qu’ils ne sont pas dits clairement. Le langage frappe par les slogans ; il n’y a pas de place pour les épanchements lyriques. Vouloir mettre des mots sur ces instants serait trahir la subtilité que le film parvient à construire.
Nul besoin de dire : il suffit de regarder pour comprendre.